Voyage Evasion Decouverte

     Voyage  Evasion  Découverte 

                                                                                                                          By Steph

CARNET DE VOYAGE

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Histoires, légendes et prophéties…


Berceau de l'humanité, l'Éthiopie est l’une des plus anciennes nations au monde. Pays de la reine de Saba et du roi Salomon, elle porte une histoire nourrie de légendes, de miracles, de prophéties et de mythes fondateurs. Ce foisonnement s'explique par la profondeur temporelle de l'histoire éthiopienne, l'une des plus riches et anciennes de la planète.


Les innombrables traces laissées au fil des siècles par ce peuple bâtisseur et spirituel sont autant d'énigmes dont nous sommes encore loin d'avoir percé tous les mystères. Deuxième plus vieux État chrétien au monde, après l'Arménie, l'Éthiopie vit au rythme de ses religions, où domine le christianisme orthodoxe éthiopien.


Abyssinie, Al-Habacha, Éthiopie… ses nombreux noms témoignent de son passé d'une densité exceptionnelle, qui nourrit encore aujourd'hui l'imaginaire de tant de voyageurs. Ces traditions ont légué un patrimoine culturel et architectural incomparable : les sites majeurs de la ville antique d'Axoum et ses mégalithes, les églises troglodytes du Tigré perchées sur des plateaux tabulaires ou nichées dans les parois rocheuses comme des sentinelles de la foi orthodoxe, et bien sûr les extraordinaires églises de Lalibela, entièrement creusées dans la roche, véritables chefs-d'œuvre de l'architecture sacrée.


Pendant longtemps encore, l’Éthiopie restera un terrain d’exploration privilégié pour les générations futures de paléontologues, d'archéologues et d'historiens.


Héritière d'une civilisation plusieurs fois millénaire, l'Éthiopie est une mosaïque complexe de peuples, de langues, de cultures et de religions, qui constituent autant de lignes de fracture. Aujourd'hui constitutionnellement laïque, elle demeure un pays où coexistent une multitude de croyances : orthodoxes orientaux, catholiques, protestants, musulmans, ainsi que quelques minorités juives, animistes, et plus de 70 ethnies.

Cette diversité impressionnante fait de l'Éthiopie l'une des plus grandes poudrières d'Afrique de l'Est…


Éthiopie multiple, religieuse et mystérieuse…

Elle invite aux plus beaux et mystiques voyages en terre d'Afrique. Ce périple offre certains des paysages les plus spectaculaires du monde, des rencontres exceptionnelles avec les tribus animistes de la vallée de l’Omo, et une véritable impression de remonter le temps.


Un livre d'histoire à ciel ouvert, dans lequel je me suis plongé avec délice.


Après avoir vu un reportage à la télévision, j'ai eu une profonde envie de découvrir ce pays par moi-même.

Nous avons contacté une agence locale et, une fois le voyage organisé, nous sommes partis à trois, fin octobre 2015, pour quinze jours de périple à travers ce pays mystérieux.


                                                                              Conduire en Éthiopie

Nous avions opté pour une voiture avec chauffeur, car les permis de conduire internationaux ne sont pas reconnus en Éthiopie.

Il est possible de demander un permis certifié conforme recto/verso auprès de l'ambassade de France à Addis-Abeba, mais la procédure est assez longue et complexe.


En résumé : seuls les titulaires d'un permis de conduire éthiopien sont autorisés à conduire dans le pays.

Le chauffeur était donc la solution la plus simple, sûre et confortable.


Demande de visa


Pour entrer en Éthiopie, un visa ou un e-visa est obligatoire.

La demande peut être effectuée sur le site officiel Ethiopian e-Visa.

Vous pouvez choisir entre une validité de 30 jours ou 90 jours selon votre séjour touristique.



Après une escale à Johannesburg, en Afrique du Sud, nous sommes enfin arrivés en Éthiopie.

Addis-Abeba fut notre premier contact avec ce pays fascinant.


Addis-Abebaአዲስ አበባ « Nouvelle fleur »


Capitale de l'Éthiopie, Addis-Abeba est située au centre du pays, sur un vaste plateau à une altitude comprise entre 

2 300 et 2 600 mètres.

Elle est ainsi la capitale la plus élevée d'Afrique et la cinquième la plus haute du monde.


Addis-Abeba est également considérée comme la capitale politique du continent, puisqu'elle abrite le siège de l'Union Africaine, de la Commission économique pour l'Afrique des Nations Unies, ainsi que plus de 120 ambassades.

Le mont Entoto


Le mont Entoto culmine à 3 200 mètres d'altitude et offre une vue panoramique spectaculaire sur Addis-Abeba.

Situé à quelques minutes seulement du centre-ville, il constitue un véritable havre de verdure, recouvert d'une 

immense forêt d'eucalyptus plantée sous les règnes de Ménélik II et Haïlé Sélassié Ier.


Aujourd'hui considéré comme un lieu saint, il attire de nombreux pèlerins.

Sur la route menant à son sommet, vous croiserez souvent des femmes courageuses redescendant vers la vallée, courbées sous d'impressionnants fagots de bois.

Il culmine à 3 200 mètres d'altitude et offre une vue panoramique sur Addis-Abeba. Un vrai coin de verdure à quelques minutes de la capitale, recouvert d'une vaste forêt d'eucalyptus plantés sous les règnes de Menelik II et d'Hayle Sellassé Ier.
Il culmine à 3 200 mètres d'altitude et offre une vue panoramique sur Addis-Abeba. Un vrai coin de verdure à quelques minutes de la capitale, recouvert d'une vaste forêt d'eucalyptus plantés sous les règnes de Menelik II et d'Hayle Sellassé Ier.
Il culmine à 3 200 mètres d'altitude et offre une vue panoramique sur Addis-Abeba. Un vrai coin de verdure à quelques minutes de la capitale, recouvert d'une vaste forêt d'eucalyptus plantés sous les règnes de Menelik II et d'Hayle Sellassé Ier.

Le Musée national d’Éthiopie


Ce petit musée, un peu vétuste mais très bien entretenu, présente l'héritage historique, culturel et archéologique du pays.

Il est surtout connu pour abriter les fossiles hominidés de la célèbre Lucy.


Ces ossements, datés de 3,18 millions d'années, constituent le premier squelette humain relativement complet découvert pour une période aussi ancienne (40 % du squelette, soit 52 fragments).


Son nom vient d'une anecdote : au moment de sa découverte, les archéologues écoutaient la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds.

Les Éthiopiens, eux, l'appellent Dinknesh, ce qui signifie « tu es merveilleuse ».


La découverte de Lucy a révolutionné notre vision des origines humaines en démontrant que la bipédie remontait à au moins 3,2 millions d'années.

Ce petit musée, un peu vétuste mais bien entretenu expose l'héritage historique, culturel et archéologique du pays. Il est connu pour ses fossiles hominidés comme la fameuse Lucy. Ces ossements humains sont datés de 3,18 millions d'années et constituent le premier fossile relativement complet.
Ce petit musée, un peu vétuste mais bien entretenu expose l'héritage historique, culturel et archéologique du pays. Il est connu pour ses fossiles hominidés comme la fameuse Lucy. Ces ossements humains sont datés de 3,18 millions d'années et constituent le premier fossile relativement complet.
Ce petit musée, un peu vétuste mais bien entretenu expose l'héritage historique, culturel et archéologique du pays. Il est connu pour ses fossiles hominidés comme la fameuse Lucy. Ces ossements humains sont datés de 3,18 millions d'années et constituent le premier fossile relativement complet.

Le musée expose également de nombreux autres trésors :


  • peintures de Lalibela,
  • trônes impériaux,
  • vêtements et bijoux,
  • objets issus de plusieurs groupes ethniques.


L’Addis Merkato


C'est le plus grand marché en plein air d'Afrique, s'étendant sur plusieurs kilomètres carrés, dans le district d'Addis Ketema.

Lieu idéal pour s'imprégner du quotidien des habitants, le Merkato est un véritable labyrinthe regorgeant de milliers de kiosques regroupés par thématiques.

C'est le plus grand marché en plein air d'Afrique car il s'étend sur plusieurs kilomètres carrés. Ce vaste marché se situe dans le district d'Addis Ketema. Lieu idéal pour s'imprégner de la vie des habitants d'Addis-Abeba et pour découvrir l'ébullition de cette belle capitale.
C'est le plus grand marché en plein air d'Afrique car il s'étend sur plusieurs kilomètres carrés. Ce vaste marché se situe dans le district d'Addis Ketema. Lieu idéal pour s'imprégner de la vie des habitants d'Addis-Abeba et pour découvrir l'ébullition de cette belle capitale.
C'est le plus grand marché en plein air d'Afrique car il s'étend sur plusieurs kilomètres carrés. Ce vaste marché se situe dans le district d'Addis Ketema. Lieu idéal pour s'imprégner de la vie des habitants d'Addis-Abeba et pour découvrir l'ébullition de cette belle capitale.

On y trouve absolument tout :



Ce marché est hors du commun : on s'y perd facilement et son organisation, typiquement africaine, est fascinante.

Ici, tout se vend, se négocie et se recycle !


Nous avons séjourné au Swiss Inn Nexus Hotel

L'hôtel, plutôt peu engageant de l'extérieur, est pourtant très bien tenu : propre, confortable, doté de toutes les commodités nécessaires, et le personnel y est attentif et serviable.

Une agréable terrasse sur le toit permet de prendre un apéritif avant d'aller dîner.

Je recommande vivement !

Lors de notre passage à Addis Abeba, nous avons séjourné au Swiss Inn Nexus Hotel. L'hôtel est bien tenu, propre et confortable avec toutes les accommodations possibles, et le personnel est à l'écoute. Il y a une belle terrasse sur le toit pour prendre un petit apéro avant d'aller diner. Je recommande vivement !


Tôt le lendemain matin, nous avons pris un avion de la compagnie Ethiopian Airlines pour rejoindre Bahir Dar. 

Le vol a duré environ une heure.


Bahir Dar ባሕር ዳር


Située dans la région Amhara, au nord-ouest de l'Éthiopie, Bahir Dar jouit dd'une situation privilégiée : proche du Nil Bleu et en bordure du lac Tana. Autrefois simple village de chasseurs, la ville devint rapidement un important centre d'échanges pour les caravanes.


Nous avons passé une nuit au Jacaranda Hotel

L'établissement, un peu impersonnel, est toutefois très bien situé, à deux pas du lac Tana. Les chambres sont spacieuses, propres, avec wifi et eau chaude. 

Le petit-déjeuner buffet est très bon.

Un excellent rapport qualité-prix.

Nous avons passé une nuit au Jacaranda Hotel dans la ville de Bahir Dar. L'hôtel est plutôt impersonnel mais bien situé, à 2 pas du lac Tana. Les chambres sont très spacieuses, propres, avec wifi et eau chaude. Le petit déjeuner sous forme de buffet est très bon.


Le lac Tanaጣና ሐይቅ

D'origine volcanique, le lac Tana est situé à 1 800 m d'altitude. Avec ses 3 630 km², c’est le plus grand lac d'Éthiopie et un lieu stratégique pour le commerce régional.

C'est également la source du légendaire Nil Bleu, ce qui en fait un site majeur de l'histoire et de la culture éthiopiennes.


Classé Réserve de la Biosphère par l'UNESCO, le lac possède une forte dimension spirituelle. La tradition raconte même que l'île isolée de Tana Qirqos aurait autrefois abrité l’Arche d’Alliance

D'origine volcanique, il se situe à 1 800 m d'altitude. Avec sa superficie de 3 630 km², c'est le plus grand lac d'Éthiopie. Il constitue un relais important pour le commerce dans la région. Le Lac Tana, source du légendaire Nil Bleu, est un des endroits les plus emblématiques du pays.
D'origine volcanique, il se situe à 1 800 m d'altitude. Avec sa superficie de 3 630 km², c'est le plus grand lac d'Éthiopie. Il constitue un relais important pour le commerce dans la région. Le Lac Tana, source du légendaire Nil Bleu, est un des endroits les plus emblématiques du pays.
D'origine volcanique, il se situe à 1 800 m d'altitude. Avec sa superficie de 3 630 km², c'est le plus grand lac d'Éthiopie. Il constitue un relais important pour le commerce dans la région. Le Lac Tana, source du légendaire Nil Bleu, est un des endroits les plus emblématiques du pays.

Le lac Tana est un lieu incontournable, imprégné de mysticisme.

Il compte 37 îles, dont une vingtaine abritent des églises et des monastères d'une grande importance historique et culturelle.

⚠️     Certaines de ces îles demeurent interdites aux femmes.


Nous sommes montés à bord d'un petit bateau à moteur et avons navigué une bonne demi-heure vers la péninsule de Zéghé, afin de visiter le monastère d'Ura Kidane Mihret qui, lui, accepte les femmes.

Le moment fut magique : glisser sur les eaux ocrées du lac Tana procure une sensation d'ailleurs absolu.


Ura Kidane Mihret


Situé sur la péninsule de Zéghé, Ura Kidane Mihret est l'un des monastères les plus importants et les plus visités du lac Tana.

On y accède après 25 minutes de marche à travers une forêt très dense.


Fondé au XIVᵉ siècle par le saint Betre Mariyam, le monastère actuel date du XVIᵉ siècle. Il appartient au couvent de la Miséricorde et fait partie des églises les plus remarquables de la région.


L'église circulaire, construite en torchis, abrite un maqdas (sanctuaire) entièrement recouvert de peintures murales bibliques retraçant l'histoire de l'Église Éthiopienne Orthodoxe.

On y trouve notamment des scènes liées au Negus Tekle Haymanot de Gojjam et à ses disciples.

Les peintures les plus importantes ont été réalisées par Alaqa Engida, sous le règne de l’empereur Ménélik II.

Situé sur la péninsule de Zéghé, Ura Kidane Mehret est l’un des monastères les plus importants du lac Tana et le plus visité. On l’atteint après  25 minutes de marche à travers une forêt très dense. Ce monastère a été fondé au 14ème siècle par le saint Betre Mariyam, bien que l'église actuelle, qui se trouve à l'intérieur de l'enceinte, date du 16ème siècle.
Situé sur la péninsule de Zéghé, Ura Kidane Mehret est l’un des monastères les plus importants du lac Tana et le plus visité. On l’atteint après  25 minutes de marche à travers une forêt très dense. Ce monastère a été fondé au 14ème siècle par le saint Betre Mariyam, bien que l'église actuelle, qui se trouve à l'intérieur de l'enceinte, date du 16ème siècle.
Situé sur la péninsule de Zéghé, Ura Kidane Mehret est l’un des monastères les plus importants du lac Tana et le plus visité. On l’atteint après  25 minutes de marche à travers une forêt très dense. Ce monastère a été fondé au 14ème siècle par le saint Betre Mariyam, bien que l'église actuelle, qui se trouve à l'intérieur de l'enceinte, date du 16ème siècle.

Un bâtiment annexe abrite un véritable trésor :


  • les robes brodées de Tekle Haymanot et de son épouse Laqetch Gegre Mehdin,
  • les couronnes de l’empereur Yohannes IV,
  • de l’empereur Tewodros II,
  • de Tekle Haymanot,
  • et de l’empereur Tekle Giyorgis.


Le monastère possède également un petit musée, où l’on peut admirer croix, bibles anciennes, couronnes et instruments de musique liturgiques.


En revenant à Bahir Dar, nous nous sommes arrêtés vers midi dans un petit restaurant au bord du lac.

Le Dessert Lodge possède une très belle terrasse donnant directement sur l'eau. L'endroit est agréable, l'accueil chaleureux, et l'on déjeune sous une pergola en bois avec une vue imprenable sur le lac.


Nous avions décidé de goûter l'une des fameuses spécialités éthiopiennes : le Firfir.

Il s'agit d'un injera (une galette à consistance spongieuse et au goût légèrement acide), coupée en lanières, imbibé de sauce, d'épice berberé et de beurre clarifié, que l’on mange avec, parfois d'autres ingrédients comme de la viande ou des légumes, le tout servi avec une sauce bien relevée.

Disons que c'est tellement copieux et bourratif que cela ressemblait davantage à un « étouffe-chrétien »… Nous n'avons pas vraiment aimé ! 😩

Heureusement, les jours suivants, nous avons pu savourer d'autres spécialités comme le Wat ou le Tere Sega, beaucoup plus à notre goût. 😄

Le Dessert Lodge est un restaurant avec une belle terrasse au bord du lac. Très agréable, l'accueil est  sympa et vous mangerez sous une pergola en bois avec une vue imprenable sur le lac.
C'est un mélange d’injera (une galette avec laquelle on consomme d'autres aliments en utilisant sa main droite) coupée en lanière, de beurre clarifié, de bérbéré et éventuellement d'autres ingrédients (viande, légumes...) et tout ça servi avec une sauce épicée. Disons que c'est tellement copieux et bourratif que cela ressemblait plus à un étouffe chrétien. Nous n'avons pas super aimé !


Après le déjeuner, nous sommes partis voir les chutes du Nil Bleu. Elles se trouvent à environ une heure de route à l'ouest, vers le village de Tis Abay. Une fois arrivés au parking, on traverse le Nil Bleu en barque, puis il faut marcher une vingtaine de minutes pour atteindre les chutes.


Le Nil Bleuጥቁር አባይ

Prenant naissance dans le lac Tana, le Nil Bleu forme le Nil lors de sa confluence avec le Nil Blanc à Khartoum, au Soudan.

Bien que plus court, il fournit la majeure partie du débit du fleuve.


Sa longueur est estimée entre 1 460 et 1 600 km selon les sources, l'incertitude provenant notamment de son 

parcours à travers des gorges presque impénétrables dans les plateaux éthiopiens, profondes de 1 500 m, comparables aux reliefs du Grand Canyon.

D'après les données de l'Agence centrale de statistique éthiopienne, le Nil Bleu mesure 1 450 km, dont 800 km en Éthiopie et 650 km au Soudan.

Prenant naissance au lac Tana, en Éthiopie, il forme le Nil lors de sa confluence avec le Nil Blanc à Khartoum, au Soudan. Le Nil Bleu, pourtant plus court, contribue à la majorité du débit du fleuve.
Prenant naissance au lac Tana, en Éthiopie, il forme le Nil lors de sa confluence avec le Nil Blanc à Khartoum, au Soudan. Le Nil Bleu, pourtant plus court, contribue à la majorité du débit du fleuve.
Prenant naissance au lac Tana, en Éthiopie, il forme le Nil lors de sa confluence avec le Nil Blanc à Khartoum, au Soudan. Le Nil Bleu, pourtant plus court, contribue à la majorité du débit du fleuve.

Les chutes du Nil Bleu — Tis Abay « grande fumée »


Connues en amharique sous le nom de Tis Abay, les chutes mesurent entre 37 et 45 mètres de hauteur.

Elles se composent de quatre flux distincts dont le débit varie énormément : durant la saison sèche, ils peuvent avoir l'ampleur d'un simple ruisseau, alors qu'en saison des pluies, l'ensemble peut s'étendre sur plus de 400 mètres de large.


L'environnement est splendide : une nature luxuriante et des vues panoramiques impressionnantes.

Nous étions en saison sèche, mais le spectacle restait magnifique !

La hauteur des chutes est estimée entre 37 et 45 mètres de haut et l'ensemble des chutes consiste en quatre flux d'eau variant de la largeur d'un ruisseau pendant la saison sèche à plus de 400 mètres de large pendant la saison des pluies.
La hauteur des chutes est estimée entre 37 et 45 mètres de haut et l'ensemble des chutes consiste en quatre flux d'eau variant de la largeur d'un ruisseau pendant la saison sèche à plus de 400 mètres de large pendant la saison des pluies.
La hauteur des chutes est estimée entre 37 et 45 mètres de haut et l'ensemble des chutes consiste en quatre flux d'eau variant de la largeur d'un ruisseau pendant la saison sèche à plus de 400 mètres de large pendant la saison des pluies.

Route vers Gondar


Après une bonne nuit de sommeil, nous avons pris la route pour Gondar, soit environ trois heures de trajet à travers les superbes plateaux de Fogera et de Dembia.


Ces régions d'altitude, au climat plus frais et plus humide que le reste du pays, sont propices à l'agriculture. Elles abritent la source de nombreux cours d'eau, ce qui leur vaut le surnom de « toit de l’Afrique ».

En traversant ces plateaux, on réalise l'importance capitale de l'agriculture en Éthiopie : à perte de vue, des champs 

de riz, de blé, de maïs et d'orge composent un patchwork magnifique.

Ces régions d'altitude au climat plus frais et plus humide que le reste du pays sont propices à l'agriculture, et contiennent les sources de nombreux cours d'eau ce qui leur vaut le nom de “toit de l'Afrique“. C'est en traversant ces plateaux que l'on se rend compte de l'importance de l'agriculture en Éthiopie. À perte de vue, s'étend des champs de riz, de blé, de maïs et d'orge formant un superbe patchwork.
Ces régions d'altitude au climat plus frais et plus humide que le reste du pays sont propices à l'agriculture, et contiennent les sources de nombreux cours d'eau ce qui leur vaut le nom de “toit de l'Afrique“. C'est en traversant ces plateaux que l'on se rend compte de l'importance de l'agriculture en Éthiopie. À perte de vue, s'étend des champs de riz, de blé, de maïs et d'orge formant un superbe patchwork.
Ces régions d'altitude au climat plus frais et plus humide que le reste du pays sont propices à l'agriculture, et contiennent les sources de nombreux cours d'eau ce qui leur vaut le nom de “toit de l'Afrique“. C'est en traversant ces plateaux que l'on se rend compte de l'importance de l'agriculture en Éthiopie. À perte de vue, s'étend des champs de riz, de blé, de maïs et d'orge formant un superbe patchwork.

À chaque arrêt, des hordes d'enfants surgissaient de nulle part, accourant vers nous avec des sourires immenses, espérant quelques pièces.

Nous ne donnions jamais d'argent, mais nous distribuions des fruits achetés en bord de route, pour leur plus grand bonheur.

À chaque fois que nous nous arrêtions sur la route, des hordes d'enfants venaient de nulle part à notre rencontre espérant quelques distributions d'argent, le tout avec des sourires et des rires. La seule chose que nous leurs donnions, était des fruits que l'on achetait sur la route.
À chaque fois que nous nous arrêtions sur la route, des hordes d'enfants venaient de nulle part à notre rencontre espérant quelques distributions d'argent, le tout avec des sourires et des rires. La seule chose que nous leurs donnions, était des fruits que l'on achetait sur la route.
À chaque fois que nous nous arrêtions sur la route, des hordes d'enfants venaient de nulle part à notre rencontre espérant quelques distributions d'argent, le tout avec des sourires et des rires. La seule chose que nous leurs donnions, était des fruits que l'on achetait sur la route.

Gondarጎንደር

Située au nord-est du lac Tana, Gondar fut autrefois la capitale de deux empires éthiopiens. La ville abrite les vestiges de plusieurs palais impériaux, notamment l'ensemble monumental du Fasil Ghebi, raison pour laquelle Gondar est parfois surnommée le « Camelot africain ».


Fondée par l'empereur Fasilädäs vers 1635, la ville prospéra comme centre agricole et important marché commercial.

À cette époque, une superstition voulait que le nom de la capitale commence par la syllabe « Ga » (Gondar s'écrivait initialement Gandar), présage de paix et de prospérité.


La légende raconte également qu'un buffle aurait conduit l'empereur jusqu'à un bassin de la rivière Angereb. Là, un vénérable ermite lui aurait conseillé d'y établir sa capitale. Disposant d'eau en abondance, Fasilädäs fit bâtir un château sur cet emplacement, puis un pont — le pont de Defeche — ainsi que sept églises.

Les cinq empereurs qui lui succédèrent y érigèrent à leur tour leurs palais : Gondar devint ainsi un véritable centre politique et religieux.


Cité royale de Fasil Ghebi


Fondée au XVIIᵉ siècle par l’empereur Fasilädäs (1632-1667) puis embellie par ses successeurs, l'enceinte fortifiée de Fasil Ghebi servit de centre du gouvernement éthiopien jusqu'en 1864.

Elle abrite une vingtaine de palais, des bâtiments royaux, des églises richement décorées, des monastères ainsi que divers édifices publics et privés.

Le tout fut influencé par le style baroque introduit par les missionnaires jésuites.


Malheureusement, durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes italiennes de Mussolini se retranchèrent dans la ville. L'aviation britannique bombarda l'enceinte impériale en novembre 1941, causant d'importants dégâts encore visibles aujourd'hui.

L'enceinte royale a été fondée au XVIIe siècle par l'empereur Fasilädäs (1632-1667), puis embellie et agrandie par ses successeurs. La ville-forteresse fonctionna comme centre du gouvernement éthiopien jusqu’en 1864.
L'enceinte royale a été fondée au XVIIe siècle par l'empereur Fasilädäs (1632-1667), puis embellie et agrandie par ses successeurs. La ville-forteresse fonctionna comme centre du gouvernement éthiopien jusqu’en 1864.
L'enceinte royale a été fondée au XVIIe siècle par l'empereur Fasilädäs (1632-1667), puis embellie et agrandie par ses successeurs. La ville-forteresse fonctionna comme centre du gouvernement éthiopien jusqu’en 1864.

Les bains de Fasilädäs


À l'origine, ces bains étaient destinés aux ébats nautiques du souverain et de ses proches, ainsi qu'aux célébrations religieuses.

L'édifice principal, crénelé et composé de deux étages, s'élève à l'extrémité d'un grand bassin rectangulaire alimenté par un canal relié à la rivière voisine.


Le pavillon se trouve sur une jetée reposant sur des arches, accessible par un pont de pierre dont une partie pouvait être relevée en cas de danger.

Le bassin, ceint de gradins et envahi par les racines de gigantesques fromagers, est entouré d'un parc arboré et d'un second mur flanqué de tourelles.


Aujourdd'hui, les foules s'y rassemblent lors de Timqet, la fête de l'Épiphanie orthodoxe éthiopienne.

Le site est classé au patrimoine mondial de ll'UNESCO au titre de la ville-forteresse de Gondar.

Ces bains, étaient destinés à l'origine aux ébats nautiques du monarque et de ses proches ou à des célébrations religieuses. L’édifice principal est une structure crénelée à deux étages qui occupe l’extrémité d’une pièce d’eau rectangulaire.
Ces bains, étaient destinés à l'origine aux ébats nautiques du monarque et de ses proches ou à des célébrations religieuses. L’édifice principal est une structure crénelée à deux étages qui occupe l’extrémité d’une pièce d’eau rectangulaire.
Ces bains, étaient destinés à l'origine aux ébats nautiques du monarque et de ses proches ou à des célébrations religieuses. L’édifice principal est une structure crénelée à deux étages qui occupe l’extrémité d’une pièce d’eau rectangulaire.

L’église Débré Birhan Sélassié — « Mont de la lumière de la Trinité »


Située sur une colline au nord de Gondar, cette église orthodoxe est l'une des plus célèbres d'Éthiopie.

On a longtemps cru qu'elle fut édifiée sous le règne de l’empereur Iyassou Ier et consacrée en 1694, sans modification ultérieure.

Cependant, les recherches ont montré que les peintures furent réalisées bien plus tard, entre 1815 et 1825.


Des vestiges d'une ancienne église de plan circulaire, d'environ 30 m de diamètre, ont été retrouvés au nord et au sud de l'édifice : on raconte qu'elle fut détruite par la foudre, puis remplacée par ll'église rectangulaire actuelle.


L'intérieur est somptueux : des peintures murales recouvrent les parois et le plafond, célèbres pour leurs anges ailés au visage serein.

La richesse des décorations fait toute la renommée de l'église.

C'est une ancienne et très célèbre église orthodoxe située sur une colline à la limite Nord de Gondar. On a longtemps pensé que l'église fut édifiée sous le règne de l'empereur Iyasou Ier et consacrée en 1694, date à partir de laquelle elle n'aurait subi aucun changement artistique et architectural.
C'est une ancienne et très célèbre église orthodoxe située sur une colline à la limite Nord de Gondar. On a longtemps pensé que l'église fut édifiée sous le règne de l'empereur Iyasou Ier et consacrée en 1694, date à partir de laquelle elle n'aurait subi aucun changement artistique et architectural.
C'est une ancienne et très célèbre église orthodoxe située sur une colline à la limite Nord de Gondar. On a longtemps pensé que l'église fut édifiée sous le règne de l'empereur Iyasou Ier et consacrée en 1694, date à partir de laquelle elle n'aurait subi aucun changement artistique et architectural.


Nous avons passé une nuit au Taye Belay Hotel.

L'hôtel, sans réel charme et un peu vieillot, reste propre mais les chambres sont très ordinaires, à l'image du reste de l'établissement. Beaucoup d'escaliers et aucun ascenseur !

Heureusement, nous n'y sommes restés qu'une nuit.

Le petit déjeuner, peu copieux et peu varié, n'a pas été mémorable.

Nous avons passé une nuit au Taye Belay Hotel. L'hôtel sans aucun charme est un peu vieillot mais  propre. Les chambres sont sans plus, à l'image de l'hôtel... Beaucoup d'escaliers et pas d'ascenseur !  Heureusement, nous n'y avons passé qu'une nuit. Le petit déjeuner peu copieux et peu varié.

Après un petit déjeuner médiocre, nous avons quitté Gondar pour parcourir 140 km en direction du parc national des Semien Mountains.


Simien Mountains National Park                                            Étape coup de cœur

Créé en 1969, le parc national des monts Simien couvre une superficie de 179 km² et a pour vocation de protéger plusieurs espèces endémiques, comme le babouin gélada, le loup d'Abyssinie et le bouquetin d'Abyssinie. Situé dans la région Amhara, il englobe les monts Simien ainsi que le Ras Dashan, quatrième sommet d'Afrique.


Le massif s'est formé il y a 20 à 30 millions d’années, à la suite d'éruptions volcaniques à l'ère tertiaire (oligocène-miocène).

L'érosion, au fil des millénaires, a sculpté un paysage spectaculaire : vallées profondes, pics déchiquetés, plateaux abrupts et précipices pouvant atteindre 1 500 mètres de profondeur.

Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Il a été créé en 1969, sur une superficie de 179 km², en vue de la protection des espèces endémiques qui le peuplent comme le babouin gélada, le loup d'Abyssinie et le bouquetin d'Abyssinie. Le parc est situé dans la région Amhara et couvre les monts Simien ainsi que le Ras Dashan, le 4ème sommet d'Afrique.
Il a été créé en 1969, sur une superficie de 179 km², en vue de la protection des espèces endémiques qui le peuplent comme le babouin gélada, le loup d'Abyssinie et le bouquetin d'Abyssinie. Le parc est situé dans la région Amhara et couvre les monts Simien ainsi que le Ras Dashan, le 4ème sommet d'Afrique.
Il a été créé en 1969, sur une superficie de 179 km², en vue de la protection des espèces endémiques qui le peuplent comme le babouin gélada, le loup d'Abyssinie et le bouquetin d'Abyssinie. Le parc est situé dans la région Amhara et couvre les monts Simien ainsi que le Ras Dashan, le 4ème sommet d'Afrique.

L'entrée se situe à proximité de Debark. Toute balade dans le parc s'effectue avec un garde armé, par mesure de sécurité — principalement en cas de rencontre avec un loup ou un babouin agressif. Les gardes ont ordre de ne tirer qu'en l'air pour effrayer les animaux, jamais sur eux.


À notre arrivée, le brouillard était dense mais, en quelques minutes, il s'est dissipé, dévoilant une vue panoramique splendide sur toute la vallée.

Nous étions à près de 3 000 mètres d'altitude et le spectacle était saisissant : des aiguilles rocheuses se détachaient nettement en contrebas, tandis qu'au fond de la vallée, quelques habitations entourées de champs cultivés ponctuaient le paysage.

Le décor, dominé par toutes les nuances de vert, était absolument grandiose.


Après cette belle petite randonnée, nous avons repris la voiture pour aller observer les fameux babouins géladas.

L'entrée du parc se fait près de Debark. La balade dans ce magnifique parc se fait toujours avec un garde armé. C'est au cas où nous croiserions des loups ou des babouins agressifs et que nous soyons du coup en danger. Les gardes armés ont ordre  de ne tirer qu'en l'air pour effrayer les animaux menaçants.


Les babouins géladas — « les singes-lions »


Ce grand singe, endémique des hauts plateaux d'Érythrée et d'Éthiopie, vit à plus de 3 000 mètres d'altitude.

Il ressemble au babouin, mais ss'en distingue par sa longue crinière, ses mouvements gracieux… et par une caractéristique unique : une tache de peau nue rose au centre du thorax, en forme de sablier.


Chez les femelles, cette zone est entourée de petites protubérances charnues. En période d'œstrus, ces 

protubérances deviennent très proéminentes et la tache vire au rouge vif : on parle alors de « cœur-de-Jeannette ».


Les géladas vivent en harems.

La sécurité du groupe repose sur la vigilance et l'agressivité du mâle dominant, qui dépense une énergie folle pour conserver un pouvoir aussi fragile qu'épuisant.

Les femelles, elles, forment une communauté très soudée et n'hésitent pas à abandonner leur vieux chef pour un mâle plus jeune et plus robuste.


Ma rencontre tant attendue avec les géladas


C'est grâce à un reportage télévisé sur les géladas que l'idée d'un voyage en Éthiopie avait germé en moi.

Et c'est en préparant ce projet que j'ai découvert toutes les autres facettes de ce pays fascinant.


Enfin, j'y étais : entouré de ces grands singes emblématiques des hauts plateaux éthiopiens.

Nous sommes tombés sur un groupe impressionnant d'au moins une centaine d'individus.

Ils étaient magnifiques, leur long pelage semblant flotter au vent.

Les mâles majestueux laissaient échapper des souffles puissants, parfois rageurs, pour affirmer leur domination, tandis que les femelles, entourées de leurs petits, arrachaient des touffes d'herbes avec une grande dextérité pour en extraire les parties les plus nutritives.


Nous avions du mal à croire, en voyant leurs impressionnantes quenottes, que ces primates soient entièrement herbivores !


Ce moment fut absolument inoubliable.

Malheureusement, très peu de sites sont aujourd'hui dédiés à la préservation de ces animaux uniques. Leur survie demeure fragile, menacée par la pression humaine et le changement climatique.

Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park
Les babouins Géladas dans le Simien Mountains National Park

Nous avons quitté les géladas et sommes retournés au Simien Lodge pour y passer la soirée et la nuit.

Très beau lodge dans l'esprit africain, il est situé à 3 260 mètres d'altitude, ce qui en fait l'un des plus hauts lodges d'Afrique.

Il se compose de bungalows dispersés dans la montagne et d'un bâtiment 

principal au toit de chaume abritant la réception, un salon et la salle à manger.


L'accueil est chaleureux, le service attentif, et un petit film sur les babouins géladas, projeté à l'heure de l'apéritif, ss'est révélé très intéressant.

Le dîner comme le petit déjeuner étaient très corrects.

Cerise sur le gâteau : la vue est absolument incroyable !

Ce moment fut absolument inoubliable.

Très beau Lodge dans l'esprit africain, il se trouve à 3 260 m d'altitude. Il est constitué de bungalows et  d'un bâtiment au toit de chaume avec la réception, un salon et la salle à manger. Bon accueil et bon service.


Tôt le lendemain matin, nous avons repris la route en direction d’Axoum, en traversant les chaînes de montagnes de Limalini et les paysages pittoresques des plaines de Tekezé.

Le trajet a duré près de 7 heures, ponctué d'arrêts pour faire quelques pauses, acheter des fruits ou manger un morceau à l'heure du déjeuner.


La route, longue mais splendide, offre des panoramas saisissants sur les reliefs éthiopiens, tantôt escarpés, tantôt vallonnés, avec des villages isolés accrochés à flanc de montagne.

Tôt le lendemain matin, nous avons repris la route en direction de Axum en passant à travers les chaines de montagne de Limalini et les terres pittoresques des plaines de Tekezé. Nous avons mis presque 7 h pour arriver à Axum en nous arrêtant de temps en temps pour faire quelques poses, acheter les fruits ou manger un morceau à l'heure du déjeuner.
Tôt le lendemain matin, nous avons repris la route en direction de Axum en passant à travers les chaines de montagne de Limalini et les terres pittoresques des plaines de Tekezé. Nous avons mis presque 7 h pour arriver à Axum en nous arrêtant de temps en temps pour faire quelques poses, acheter les fruits ou manger un morceau à l'heure du déjeuner.
Tôt le lendemain matin, nous avons repris la route en direction de Axum en passant à travers les chaines de montagne de Limalini et les terres pittoresques des plaines de Tekezé. Nous avons mis presque 7 h pour arriver à Axum en nous arrêtant de temps en temps pour faire quelques poses, acheter les fruits ou manger un morceau à l'heure du déjeuner.

Aksoumአክሱም « L'eau du Chef »

Axoum est un site majeur de l'histoire éthiopienne depuis plus de trois mille ans. Il s'agit dd'une vaste nécropole royale liée à différentes dynasties préchrétiennes. La Reine de Saba y aurait vécu, et son palais a d'ailleurs été mis au jour il y a quelques années.


Selon la tradition, la reine Makeda partit d'ici rencontrer le roi Salomon à Jérusalem. Elle en revint avec un fils, Ménélik Ier, fondateur de la dynastie salomonienne, dont Haïlé Sélassié Ier fut l'ultime représentant.


Au IVᵉ siècle, le roi Ezana fonde ici le premier empire chrétien du monde, faisant d’Axoum un des centres spirituels 

les plus anciens de la chrétienté.


Six siècles plus tard, la reine falasha Yodith ravage le royaume dans sa volonté d'éteindre le christianisme en Éthiopie. Des monastères furent détruits, des moines massacrés, des lieux saints pillés.

Depuis cet épisode, de nombreux monastères interdisent l'accès aux femmes.


Le site archéologique des obélisques d’Axoum est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980. De nombreux autres lieux antiques sont disséminés autour de la ville et continuent d'être étudiés


Les grandes stèles aksoumites


Selon les archéologues, les grandes stèles marquent l'emplacement des tombeaux des souverains de ll'empire aksoumite.

Elles comptent parmi les plus grands monolithes jamais façonnés par l'homme :



Elles proviennent de la carrière de Gobedra, située à 5 km de là.

Plus de 200 stèles ont été mises au jour, mais les chercheurs pensent que la nécropole s'étend bien au-delà de la 

zone actuelle.

Axoum est un site très important dans l'histoire éthiopienne depuis plus de trois mille ans. Il s’agit d’une nécropole royale de différentes dynasties pré-chrétiennes. La Reine de Saba y vécut et son palais fut retrouvé,  il y a quelques années.
Axoum est un site très important dans l'histoire éthiopienne depuis plus de trois mille ans. Il s’agit d’une nécropole royale de différentes dynasties pré-chrétiennes. La Reine de Saba y vécut et son palais fut retrouvé,  il y a quelques années.
Axoum est un site très important dans l'histoire éthiopienne depuis plus de trois mille ans. Il s’agit d’une nécropole royale de différentes dynasties pré-chrétiennes. La Reine de Saba y vécut et son palais fut retrouvé,  il y a quelques années.
Axoum est un site très important dans l'histoire éthiopienne depuis plus de trois mille ans. Il s’agit d’une nécropole royale de différentes dynasties pré-chrétiennes. La Reine de Saba y vécut et son palais fut retrouvé,  il y a quelques années.

Le réservoir de May Shum


Un peu plus loin se trouvent les ruines des bains légendaires de la Reine de Saba, aujourd'hui transformés en baptistère pendant la fête de Timqet (l'Épiphanie orthodoxe).

Le reste de l'année, cc'est une vaste piscine à ciel ouvert pour les habitants d'Axoum.

Un peu plus loin, vous pourrez découvrir les ruines des bains légendaires de la reine de Saba  qui est maintenant un baptistère pour les fidèles d'Aksoum lors de la fête de Timqet et une  piscine à ciel ouvert le reste de l'année.

Les églises Notre-Dame Marie de Sion


Surnommé « la Rome éthiopienne », ce lieu est l'un des plus sacrés du pays.

Le complexe comprend deux églises :


    1. L'ancienne église (interdite aux femmes)


De forme rectangulaire, elle fut construite au XVIIᵉ siècle par le roi Fasilidas, à l'emplacement où se dressait probablement la toute première église d'Afrique, bâtie au IVᵉ siècle sous Ezana.

Agrandie au VIᵉ siècle par le roi Kaleb, elle aurait été détruite après la chute du royaume.


À l'intérieur, les murs sont couverts de fresques magnifiques, dont une représentant les Neuf Saints :

Za-Mikaél Arègawi, Pantaléon, Garimâ, Aftsé, Goubba, Alef, Yem'ata, Liqanos et Sehma — évangélisateurs des hautes terres éthiopiennes.

La première de forme rectangulaire, interdite aux femmes, qui fut construite au XVIIe siècle par le roi Fasilidas à l’emplacement même où s’élevait ce qui fut sans doute la première église d’Afrique, érigée au début du IVe siècle sous le règne d’Ezana.
La première de forme rectangulaire, interdite aux femmes, qui fut construite au XVIIe siècle par le roi Fasilidas à l’emplacement même où s’élevait ce qui fut sans doute la première église d’Afrique, érigée au début du IVe siècle sous le règne d’Ezana.
La première de forme rectangulaire, interdite aux femmes, qui fut construite au XVIIe siècle par le roi Fasilidas à l’emplacement même où s’élevait ce qui fut sans doute la première église d’Afrique, érigée au début du IVe siècle sous le règne d’Ezana.

   2. La nouvelle église (1952)


Construite par l'empereur Haïlé Sélassié, elle s'inspire modestement de Sainte-Sophie de Constantinople.

Certaines peintures intérieures, réalisées dans un style plus contemporain, rappellent la vitalité de l'art religieux éthiopien.

La nouvelle église construite par l'empereur Haïlé Sélassié en 1952 est une petite imitation de Sainte-Sophie de Constantinople. Il entreprit la construction pour rappeler l'importance spirituelle du lieu. Sans prétention, certains murs intérieurs sont peints de nouvelles peintures à la mode éthiopienne.
La nouvelle église construite par l'empereur Haïlé Sélassié en 1952 est une petite imitation de Sainte-Sophie de Constantinople. Il entreprit la construction pour rappeler l'importance spirituelle du lieu. Sans prétention, certains murs intérieurs sont peints de nouvelles peintures à la mode éthiopienne.
La nouvelle église construite par l'empereur Haïlé Sélassié en 1952 est une petite imitation de Sainte-Sophie de Constantinople. Il entreprit la construction pour rappeler l'importance spirituelle du lieu. Sans prétention, certains murs intérieurs sont peints de nouvelles peintures à la mode éthiopienne.

La chapelle de l’Arche d’Alliance


Entre les deux églises se dresse une petite chapelle interdite au public.

C'est ici que serait conservée la légendaire Arche d'Alliance.


Elle n'est gardée que par un seul prêtre, reclus et nommé à vie par son prédécesseur, qui ne peut jamais quitter la chapelle.

Personne, pas même les patriarches, n'a le droit de voir l'Arche, dont la vision, selon la croyance, serait mortelle pour les humains.

Les Éthiopiens prennent ce sujet très au sérieux : aucune plaisanterie n'est tolérée concernant l'Arche.


Le marché artisanal d’Axoum 


Sur la place centrale, des étals proposent de magnifiques objets artisanaux :

paniers tressés multicolores, assiettes décoratives, et surtout les grands paniers traditionnels (parfois hauts d'un mètre) qui, une fois le couvercle retiré, se transforment en tables basses pour les repas éthiopiens.

Sur la place centrale vous découvrirez des étales de produits artisanaux locaux. De magnifiques paniers ou assiettes tressés de toutes tailles et multicolores, vous sont proposés. Le plus impressionnant est un panier assez haut pouvant aller jusqu'à 1 m de hauteur.
Sur la place centrale vous découvrirez des étales de produits artisanaux locaux. De magnifiques paniers ou assiettes tressés de toutes tailles et multicolores, vous sont proposés. Le plus impressionnant est un panier assez haut pouvant aller jusqu'à 1 m de hauteur.
Sur la place centrale vous découvrirez des étales de produits artisanaux locaux. De magnifiques paniers ou assiettes tressés de toutes tailles et multicolores, vous sont proposés. Le plus impressionnant est un panier assez haut pouvant aller jusqu'à 1 m de hauteur.

Le grand marché d’Axoum 


Situé en plein centre-ville, il offre une ambiance vivante et chaleureuse.

On y vient pour acheter, vendre, discuter, débattre…

C'est un lieu parfait pour s'imprégner du quotidien local.

Ce grand marché se situe dans le centre d'Axoum. Ici vous trouverez de tout, l'ambiance est bon enfant, les habitants viennent vendre, achetez et surtout palabrer.
Ce grand marché se situe dans le centre d'Axoum. Ici vous trouverez de tout, l'ambiance est bon enfant, les habitants viennent vendre, achetez et surtout palabrer.
Ce grand marché se situe dans le centre d'Axoum. Ici vous trouverez de tout, l'ambiance est bon enfant, les habitants viennent vendre, achetez et surtout palabrer.

Dungur Le palais du roi Kaleb et… de la Reine de Saba ?


Au sud-ouest d'Axoum se trouvent les vestiges du palais du roi Kaleb, datant du VIᵉ siècle.

Le site présente un ensemble de petites pièces entourant une structure centrale de sept salles et un escalier monumental, couvrant environ 3 250 m².


En 2008, des archéologues allemands ont découvert, sous ce palais, les vestiges d'une structure plus ancienne qu'ils identifièrent comme le palais de la Reine de Saba. Une découverte majeure.

Ce site archéologique se trouve au Sud-Ouest de la ville d'Axum. Ce sont des vestiges du palais du roi Caleb qui datent du VIe siècle. Le site offre une multitude de petites salles qui entourent la partie principale composée de sept pièces et d'un escalier monumental.
Ce site archéologique se trouve au Sud-Ouest de la ville d'Axum. Ce sont des vestiges du palais du roi Caleb qui datent du VIe siècle. Le site offre une multitude de petites salles qui entourent la partie principale composée de sept pièces et d'un escalier monumental.
Ce site archéologique se trouve au Sud-Ouest de la ville d'Axum. Ce sont des vestiges du palais du roi Caleb qui datent du VIe siècle. Le site offre une multitude de petites salles qui entourent la partie principale composée de sept pièces et d'un escalier monumental.

Nous avons séjourné deux nuits au Yared Zema Hotel.

Un hôtel simple, sans prétention, situé en centre-ville.

Les chambres sont propres mais basiques, les salles de bain un peu vétustes.

La vue n'a rien de remarquable et les alentours sont assez bruyants.

L'hôtel est bon marché… et cela se ressent.

Correct pour une courte étape.

Nous avons séjourné deux nuits au Yared Zema Hotel à Axum. Sans prétention, l'hôtel est en centre-ville.  Les chambres sont simples et propres et les salles de bain un peu vétustes. La vue est moche et les alentours assez bruyants. Hôtel est pas cher et cela se ressent... sans plus !

Après deux jours de visites à Axoum, nous avons pris la route vers la région du Gheralta, en traversant les montagnes d'Adwa, célèbres non seulement pour leurs paysages, mais aussi pour leur importance historique.


C'est ici, en 1896, que les Éthiopiens remportèrent une victoire décisive contre les Italiens, préservant l'indépendance du pays. L'Éthiopie demeure ainsi le seul pays africain jamais colonisé.


En traversant plusieurs villages, nous avons aperçu les maisons typiques tigréennes, construites en grès, aux formes simples mais robustes.

Sur la route, nous avons aperçu en traversant quelques petites villes, des maisons typiques Tigrian, en pierre de sable.
Sur la route, nous avons aperçu en traversant quelques petites villes, des maisons typiques Tigrian, en pierre de sable.
Sur la route, nous avons aperçu en traversant quelques petites villes, des maisons typiques Tigrian, en pierre de sable.

Pause café à Genet’s Coffee House


Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés dans un petit café très atypique : Genet’s Coffee House.

Un lieu charmant et authentique, parfait pour déguster un café éthiopien traditionnel.


Le café occupe une place centrale dans la culture du pays depuis des siècles.

L'Éthiopie en est d'ailleurs l'un des plus grands exportateurs mondiaux, et chaque région possède ses méthodes et arômes spécifiques.

Sur le chemin, nous avons fait une pose et nous nous sommes arrêtés dans le petit café, très atypique, Genet's Coffee House.
Sur le chemin, nous avons fait une pose et nous nous sommes arrêtés dans le petit café, très atypique, Genet's Coffee House.
Sur le chemin, nous avons fait une pose et nous nous sommes arrêtés dans le petit café, très atypique, Genet's Coffee House.

En fin d'après-midi, nous sommes arrivés au Gheralta Lodge.


C'est un écolodge en pleine nature, aménagé avec beaucoup de goût, propre et doté d'un service impeccable. Sa situation est idéale et la vue sur toute la vallée est superbe. Le repas du soir était excellent et le petit déjeuner, très copieux.

Un endroit magnifique que je recommande vivement. Nous avons eu la chance d'y rester deux nuits

En fin d'après-midi, nous sommes arrivés au Gheralta Lodge. C'est un Eco Lodge en pleine nature arrangé avec goût, propre avec un service parfait. Sa situation est parfaite et la vue sur  la vallée est  superbe. Le repas était excellent et le petit déjeuner très copieux. Très belle endroit que je  recommande vivement. Nous avons eu la chance d'y rester deux nuits.


Le Massif du Gheralta


Situé dans la région du Tigré, le massif du Gheralta offre l'un des plus beaux paysages d'Éthiopie.

Ses rochers monumentaux, ses plateaux tabulaires et ses pitons vertigineux sont souvent comparés à ceux de Monument Valley, tant ils impressionnent par leur forme et leur majesté.


Mais au-delà de leur beauté géologique, ces montagnes abritent de véritables trésors :

d'extraordinaires sanctuaires rupestres et églises orthodoxes troglodytiques, nichés au sommet de parois naturelles que l'on croirait infranchissables.

Leurs intérieurs renferment des peintures religieuses fascinantes, certaines parmi les plus belles d'Éthiopie.


Dans la région du Tigré, on dénombre plus de 120 églises rupestres, principalement dans le Nord-Ouest.

Bien que leurs dates de construction soient incertaines, la plupart de ces sanctuaires, selon les spécialistes, auraient été édifiés entre le IXᵉ et le XVᵉ siècle.

Le massif du Gheralta se trouve dans la région du Tigré et offre un des plus beaux paysages d'Éthiopie. Ils sont souvent comparés à ceux de Monument Valley, tant leurs rochers et pitons sont impressionnants.
Le massif du Gheralta se trouve dans la région du Tigré et offre un des plus beaux paysages d'Éthiopie. Ils sont souvent comparés à ceux de Monument Valley, tant leurs rochers et pitons sont impressionnants.
Le massif du Gheralta se trouve dans la région du Tigré et offre un des plus beaux paysages d'Éthiopie. Ils sont souvent comparés à ceux de Monument Valley, tant leurs rochers et pitons sont impressionnants.

Trekking vers Abuna Yemata Guh


Le lendemain matin, nous sommes partis en trekking à travers la chaîne du Gheralta pour visiter l'une de ces églises rupestres.


JJ'avais découvert Abuna Yemata Guh dans un reportage du magazine Géo, que j'avais feuilleté quelques mois plus tôt dans la salle d'attente de mon kiné.

Je m'étais cassé l'épaule au ski, et durant ces séances de rééducation, je suis tombé sur cet article.

Quand j'ai vu les photos, je me suis dit :


    « Magnifique… Si un jour je vais en Éthiopie, je dois absolument aller voir ça de mes propres yeux ! »


Neuf mois plus tard, j'avançais avec excitation sur le sentier menant vers cette église incroyable, impatiente de découvrir ce site sacré perché sur les hauteurs du Gheralta.


L'Église Abuna Yemata Guh                                                          Étape coup de cœur

Découvrir ce joyau se mérite.


Atteindre ce lieu sacré, propice à la prière et suspendu entre terre et ciel, fait partie d'un véritable cheminement : un mélange de volonté, de dévotion et… d'un certain courage.


Ici, aucune route n'y mène : seul un sentier rocailleux traversant une région chaude et aride vous conduira jusqu'à ce Graal.

On marche plus d'une heure à travers des paysages splendides, sous un soleil de plomb, avant d'arriver au pied de  formations rocheuses abruptes.

Il reste alors un dénivelé d'environ 500 mètres à gravir pour atteindre l'église tant convoitée.


Les premiers 450 mètres se font dans des éboulis de pierres de toutes tailles, jusqu'à se retrouver face à un mur de roche de près de 50 mètres de haut.

Région de l'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
Région de l'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
Région de l'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
Région de l'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
Région de l'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
Région de l'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
Région de l'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie

Notre guide nous explique alors qu'il faudra grimper cette paroi pour accéder à l'église qui se trouve sur l'autre versant.

Nous croisons un couple de Suisses qui redescendait, émerveillés par le lieu. Pour la descente, ils étaient encordés, équipés de baudriers et assistés par deux guides.


Ces mêmes guides nous demandent d'enlever nos chaussures et de continuer pieds nus :

par respect pour la montagne sacrée, mais aussi pour éviter d'user les prises millénaires façonnées dans le grès par des générations de pèlerins.


À notre grande surprise, aucune corde ni baudrier ne nous est proposé :

    — Pourquoi ?

    — Pas besoin, répondent-ils.

Je pose alors la question qu'il ne fallait pas :

    — Il y a déjà eu des accidents ?

    — Non… juste une crise cardiaque en dix ans.

Ah… très rassurant ! 


Une petite angoisse monte, mais je reste confiant et, évidemment, j'envoie mon ami Patrice en premier : pratique pour faire quelques photos de sa progression dans le vide…

Découvrir ce joyau se mérite. Venir jusqu'à ce lieu sacré et propice à la prière fait partie d'un processus de volonté et de dévouement. Ici pas  de route, seul un chemin à travers cette région chaude et rocailleuse vous emmènera jusqu'au Graal.
Découvrir ce joyau se mérite. Venir jusqu'à ce lieu sacré et propice à la prière fait partie d'un processus de volonté et de dévouement. Ici pas  de route, seul un chemin à travers cette région chaude et rocailleuse vous emmènera jusqu'au Graal.
Découvrir ce joyau se mérite. Venir jusqu'à ce lieu sacré et propice à la prière fait partie d'un processus de volonté et de dévouement. Ici pas  de route, seul un chemin à travers cette région chaude et rocailleuse vous emmènera jusqu'au Graal.

Lorsque vient mon tour, je me lance.

La montée n'est pas difficile physiquement, mais demande de ne pas avoir le vertige.

On avance en cherchant les empreintes creusées dans la roche, parfois en position de grand écart, parfois en se demandant :


Mais qu’est-ce que je fais là ?!


Les guides nous indiquent les prises avec précision :

Here, right hand ! Now foot ! Change foot ! Hold this grip ! Don’t look down !


Nous grimpons tant bien que mal, plaqués au rocher comme des arapèdes.

Une fois cette paroi franchie, l'ascension devient plus douce.

En chemin, nous croisons de vieilles tombes creusées dans la falaise, où l'on distingue encore quelques ossements.


Arrivés sur la crête, une petite plateforme permet de traverser l'immense rocher.

De l'autre côté, la vue est vertigineuse et spectaculaire : 600 mètres de vide.


Un petit pont rudimentaire composé de deux poutres en bois posées “par miracle” enjambe une faille. Au bout, un passage très étroit longe le piton rocheux jusqu'à l'entrée du sanctuaire.

Autant dire qu'il vaut mieux éviter de regarder en bas…


À l’intérieur de l’église


Un jeune prêtre nous attend calmement.

Il nous sourit et nous invite à entrer.


À l'intérieur, c'est un véritable enchantement :

les fresques qui recouvrent murs et plafonds ont conservé des couleurs éclatantes.

Le prêtre, vêtu d'une chasuble blanche, rallume son cierge, ouvre le livre sacré en peau de chèvre, brandit sa croix et commence à lire en fidäl, l'ancienne écriture liturgique de l'Église orthodoxe éthiopienne.


Nous avions l'impression d'avoir remonté le temps.

L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie
L'Église Abuna Yemata Guh en Éthyopie

La descente… et le retour à la réalité


Après ces moments magiques, retour à la réalité : il fallait maintenant redescendre par le même chemin, mais en marche arrière, et toujours sans cordes.

L'idée du “vol plané” me traversa l'esprit… mais nos vacances n'étaient pas encore terminées !


Heureusement, tout ss'est bien passé et nous sommes arrivés en bas sains et saufs.

Nous y avons retrouvé notre troisième acolyte, qui nous attendait à l'ombre d'un arbre depuis plus d'une heure.

Elle souffre de vertige et n'avait pas souhaité monter.


Nous avons repris tranquillement le sentier.

Cette expérience, unique et vertigineuse, restera gravée dans nos mémoires.


Le lendemain, nous avons repris la route en direction de Lalibela, en empruntant l'une des plus belles routes panoramiquesd'Éthiopie.

Après la ville de Betmera, la route devient sinueuse, montant et descendant sans cesse, serpentant jusqu'à atteindre la région verdoyante de Korem.


Nous sommes passés près du lac Hashenge, l'un des lacs de cratère d'Éthiopie.

Entouré de champs cultivés, il offre un spectacle superbe, presque irréel.

Après avoir passé la ville de Betmera, la celle-ci devient sinueuse, elle monte, descend et serpente jusqu'à atteindre la partie la plus verdoyante de la région du Tigré, Korem. Nous sommes passés près du beau lac de Hashenge, l'un des lacs de cratère d’Éthiopie. Entouré par une multitude de champs cultivés, la vision de ce lac est magnifique.
Après avoir passé la ville de Betmera, la celle-ci devient sinueuse, elle monte, descend et serpente jusqu'à atteindre la partie la plus verdoyante de la région du Tigré, Korem. Nous sommes passés près du beau lac de Hashenge, l'un des lacs de cratère d’Éthiopie. Entouré par une multitude de champs cultivés, la vision de ce lac est magnifique.
Après avoir passé la ville de Betmera, la celle-ci devient sinueuse, elle monte, descend et serpente jusqu'à atteindre la partie la plus verdoyante de la région du Tigré, Korem. Nous sommes passés près du beau lac de Hashenge, l'un des lacs de cratère d’Éthiopie. Entouré par une multitude de champs cultivés, la vision de ce lac est magnifique.


Après plusieurs heures de route, nous sommes arrivés au Panoramic View Hotel à Lalibela. 

L'hôtel venait tout juste d'ouvrir et s'est révélé très agréable, idéalement situé, et doté d'un charme certain.

Les chambres, confortables, calmes et impeccablement propres, disposaient toutes d'une terrasse ou d'un balcon offrant une vue époustouflante sur les montagnes environnantes.

L'accueil fut particulièrement chaleureux, la restauration bonne et copieuse, et le personnel à la fois disponible et compétent.


Un séjour de deux jours vraiment très agréable.

Après plusieurs heures, nous sommes arrivés au Panoramic View Hotel à Lalibela. Cet hôtel venait juste  d'ouvrir, très agréable et très bien placé, nous y sommes restés 2 nuits. Chambres confortables, calmes,  propres, avec terrasse ou balcon donnant sur une vue époustouflante. L'accueil a été très chaleureux, la  restauration bonne et copieuse et le personnel était disponible et compétent. Un séjour de 2 jours  vraiment agréable.


Le lendemain matin, après un excellent petit déjeuner, nous sommes partis visiter plusieurs églises monolithiques, véritables joyaux du patrimoine éthiopien.


Lalibelaላሊበላ                                                                            Étape coup de cœur

Lalibela, cité monastique perchée à 2 630 mètres d'altitude, se situe sur le flanc sud-ouest des monts de l'ancienne province du Lasta, dans l'actuelle région Amhara.

Surnommée la Jérusalem d'Afrique, elle constitue le plus grand site chrétien du continent africain.

Sa renommée provient de la présence de onze églises monolithiques taillées dans la roche, réalisées sous l'ordre du roi Gebre Mesqel Lalibela (1172–1212), depuis canonisé par l'Église éthiopienne.


Taillées sous le niveau du sol, creusées dans la roche sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur, ces églises sont sculptées d'un seul bloc, ce qui constitue un exploit architectural unique au monde.

Parmi les plus remarquables, on peut citer :


  • Bete Amanuel, entièrement sculptée sur trois niveaux ;
  • Bete Abba Libanos, dont le toit est toujours rattaché à la paroi rocheuse ;
  • Medhane Alem, la plus vaste église monolithique du monde.


Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978.


La légende de Lalibela


Selon la tradition, au XIIIᵉ siècle, le roi Lalibela reçut une mission divine : édifier dix églises taillées dans la pierre.

Il aurait bénéficié de l'aide des anges, qui, dit-on, prêtaient main-forte aux ouvriers le jour et poursuivaient le travail la nuit.

C'est ainsi que serait née cette cité exceptionnelle, qui porte désormais le nom de son fondateur.


Une atmosphère hors du temps


L'architecture sacrée, l'organisation monastique et la simplicité de la vie locale confèrent à Lalibela une atmosphère intemporelle, presque biblique.

Marcher dans ses couloirs, longer ses parois taillées, écouter les chants des prêtres, donne réellement l'impression de remonter le temps.


Organisation du site : trois groupes d'églises


Les églises sont réparties en trois groupes, reliés entre eux par un réseau impressionnant de couloirs, tunnels et passages souterrains.


Le groupe Sud : “la Jérusalem terrestre


Il comprend :

Le groupe Nord : “la Jérusalem céleste


On y trouve notamment :

Le troisième groupe


Isolée mais emblématique :


Bete Medhane Alem — La Maison du Sauveur du Monde


Avec ses 34 mètres de long, 24 mètres de large et 11 mètres de haut, Bete Medhane Alem est l'église la plus vaste et la plus imposante de tout le site de Lalibela.

Elle se trouve au fond d'une immense fosse de plus de 40 mètres de long, ce qui donne une idée du travail colossal qu'a représenté sa création.


Dotée de cinq nefs — une caractéristique unique en Éthiopie — elle est considérée comme la plus grande église monolithique au monde.

Pour l'édifier, on estime que 15 000 m³ de roche furent extraits de la cour et 10 000 m³ de l'intérieur.

Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela
Bete Medhane Alem à Lalibela

Lorsque nous arrivons devant cette colossale église, nous ressentons immédiatement la spiritualité qui s'en dégage depuis des siècles.

L'atmosphère est saisissante : elle nous transporte littéralement deux mille ans en arrière.

La chance est avec nous : il est tôt, aucun touriste à l'horizon. Seuls quelques fidèles éthiopiens prient en silence.


À l'intérieur, ll'espace paraît plus réduit en raison des murs de deux mètres d'épaisseur.

L'édifice est soutenu par 24 piliers monolithiques, dépourvus de base comme de chapiteau, qui symboliseraient — avec ceux du péristyle extérieur — les 72 apôtres.


Les plafonds et le haut des piliers sont ornés de superbes fresques et peintures religieuses.

Malheureusement, tout ce qui se trouve à hauteur d'homme est fortement usé : l'œuvre de millions de pèlerins qui, siècle après siècle, ont frôlé ces murs sacrés du bout des doigts.


Bete Ghiorghis — La Maison de Saint-Georges


Cette étonnante église monolithique en forme de croix grecque fut creusée au début du XIIIᵉ siècle dans le tuf volcanique rose du plateau de Lasta. Chef-d'œuvre absolu de l'architecture sacrée éthiopienne, elle se dévoile au fond d'une fosse de 12 mètres de profondeur : un monument majestueux, posé sur un socle à trois degrés, taillé d'un 

seul bloc.


On estime que 3 400 m³ de roche ont été extraits pour dégager l'église à l'extérieur et façonner la cour, et 450 m³ supplémentaires pour sculpter et décorer son intérieur.


Selon la légende, les travaux furent achevés avec une rapidité miraculeuse : Saint-Georges en personne, saint patron de l'Éthiopie, serait venu accompagner des escouades d'anges pour aider les ouvriers.


Un accès spectaculaire


On y accède par une longue tranchée dans laquelle, selon la tradition, seraient gravées les empreintes des sabots du cheval de Saint-Georges, venu sur place admirer l'édifice.

Les douze façades, plutôt sobres, sont ornées de corniches et de deux niveaux de fenêtres :

Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela
Bete Ghiorghis à Lalibela

Un intérieur d'une grande sobriété


L'intérieur, assez sombre, conserve la forme de croix grecque.

Le saint des saints est couronné d'une petite coupole.

Aucune peinture, aucune sculpture ne vient détourner l'attention : tout est pensé pour que l'œil se concentre sur la pureté des lignes, l'harmonie de l'espace et la solennité du lieu.


À l'extérieur, l'enceinte rocheuse qui entoure l'église est percée de nombreuses cavités jadis habitées par des ermites.

L'une d'elles abrite encore quelques corps momifiés.

Une autre salle, plus vaste, creusée dans la paroi, servait de kené malet, lieu destiné à la chorale durant les offices.

Dans un coin de la cour se trouve également un petit bassin envahi d'herbes hautes, utilisé autrefois pour les bains baptismaux.


La beauté de Bete Ghiorghis et son état de conservation exceptionnel confèrent au site une aura unique.

Que vous la découvriez en surplombant son puits ou en arrivant par la cour intérieure, cette église mystique vous subjugue immédiatement.

Elle semble surgir de la roche depuis toujours, comme si elle avait été révélée plus que construite.


Bete Merqorewos — La Maison de Mercorius


D'origine probablement plus ancienne que les autres églises du site, Bete Merqorewos aurait d'abord servi à des fins civiles ou militaires, voire même de résidence royale fortifiée, avant d'être transformée en église.

Malheureusement, une partie de l'édifice s'est effondrée lors d'un tremblement de terre au XVIᵉ siècle.

Dans les années 1980, un mur fut construit pour fermer ce qu'il restait de la structure.


On y accède par un long tunnel reliant les églises du groupe Nord à celles du groupe Sud, auquel appartient Bete Merqorewos.


L'église se présente comme une vaste salle souterraine, soutenue par des piliers irréguliers et grossièrement sculptés.

Elle mesure environ 25 mètres, malgré sa forme très irrégulière.


Dans un piteux état, elle n'est aujourd'hui que l'ombre de ce quu'elle a dû être.

Les fresques, datant du XVe siècle, sont presque entièrement effacées, laissant seulement deviner — avec un peu d'imagination — la splendeur que ces lieux ont pu connaître il y a plusieurs siècles.


En parcourant les ruines, vous serpentez à travers des passages étroits, montant et descendant des escaliers taillés dans la roche, usés par le temps et par les milliers de pèlerins qui, avant vous, ont foulé ces marches sacrées.

Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela
Bete Merqorewos à Lalibela

Bete Emmanuel — La Maison d'Emmanuel


Unique église entièrement monolithique du groupe Sud, Bete Emmanuel est également la deuxième plus vaste de Lalibela.

Longue de 18,5 mètres et large de 12,5 mètres, elle se trouve au fond d'une profonde tranchée de 29 mètres, qui met en valeur la finesse remarquable de sa façade.


D'une grande beauté, celle-ci est soigneusement sculptée sur trois étages.

Pour plusieurs spécialistes, Bete Emmanuel aurait pu être la chapelle privée de la famille royale, tant son 

architecture est plus élaborée que celle de nombreuses autres églises du site.

Ses façades taillées reprennent en effet les motifs architecturaux axoumites, avec des faux linteaux, des bandeaux horizontaux et surtout une remarquable diversité de styles de fenêtres, différents à chaque niveau.


Les guerres civiles et régionales de la fin du XXᵉ siècle ont laissé de nombreux impacts de balles visibles dans la pierre, comme autant de cicatrices sur ses parois extérieures.

Bete Emmanuel à Lalibela
Bete Emmanuel à Lalibela
Bete Emmanuel à Lalibela
Bete Emmanuel à Lalibela
Bete Emmanuel à Lalibela
Bete Emmanuel à Lalibela
Bete Emmanuel à Lalibela
Bete Emmanuel à Lalibela

Un intérieur d'une grande richesse architecturale


L'intérieur, lui aussi très travaillé, s'organise selon un plan basilical à trois nefs :


La décoration intérieure est dominée par une frise de fenêtres aveugles purement ornementales, typiques du style axoumite.

L'ensemble donne une impression d'équilibre et de rigueur architecturale, renforcée par la verticalité des murs et la beauté brute de la pierre volcanique.


Bete Abba Libanos — La Maison de l'Abbé Libanos


Cette église, aujourd'hui très fragilisée, est un édifice à la fois monolithe et hypogée.

Elle imite une église troglodytique : toutes ses parois ont été sculptées dans la roche, mais son toit demeure attaché à la falaise, comme pour l'empêcher de s'effondrer.


Ses quatre façades, finement sculptées, reproduisent les éléments classiques de l'architecture axoumite : poutraisons, encadrements, bandeaux horizontaux, et ouvertures soigneusement taillées.


La légende de Maskal Kebra


Selon la tradition, cette église aurait été bâtie en 24 heures par Maskal Kebra, l'épouse du roi Gebre Mesqel Lalibela.

Le roi, absorbé par les affaires de son royaume, passait ses journées au palais mais s'absentait chaque nuit pour superviser les travaux des dix églises en cours d'excavation.


Intriguée, Maskal finit par croire que son mari la trompait.

Elle décida de le suivre discrètement et découvrit, stupéfaite, la véritable activité nocturne du roi : la construction d'un site sacré, aidé par des escouades d'anges.


Accablée d'avoir douté de lui, elle demanda au roi d'édifier une onzième église, qui lui serait dédiée.

L'ordre fut donné aussitôt et, dès le lendemain, la reine put admirer Bete Abba Libanos, surgie de la roche grâce au labeur angélique.

Bete Abba Libanos à Lalibela
Bete Abba Libanos à Lalibela
Bete Abba Libanos à Lalibela
Bete Abba Libanos à Lalibela

Une fragilité qui traverse les siècles


Cette origine légendaire explique peut-être l'aspect délicat du sanctuaire :


Les bâtisseurs, conscients de cette fragilité, auraient volontairement laissé le toit solidaire de la paroi rocheuse afin de soulager la structure, faisant de Bete Abba Libanos une église semi-hypogée, unique en son genre.


Cette visite des églises de Lalibela, uniques au monde, est une expérience véritablement extraordinaire.

On a l'impression de remonter aux temps ancestraux : dans la pénombre rosée, des fidèles de tous âges, accroupis au sol, prient en silence.

Déchaussés, blottis contre les piliers, enveloppés de leurs châles blancs immaculés, ils semblent faire corps avec la pierre sacrée.


Ces sanctuaires renferment de nombreux trésors :

de magnifiques fresques, des livres anciens, des peintures religieuses, et les célèbres croix de bénédiction de Lalibela, en alliage argenté, que les prêtres tiennent fièrement dans leurs mains.


Tout s'anime lors des grandes fêtes religieuses :

des milliers de pèlerins affluent, entourant le patriarche coiffé de son chapeau cylindrique brodé d'or, tandis que les prêtres, vêtus de robes colorées et de turbans blancs, accomplissent exorcismes et guérisons miraculeuses.

Un régal pour l'esprit et pour les yeux, un moment suspendu.


Le lendemain, nous avons pris l'avion en milieu de matinée pour Addis-Abeba.

Là, nous avons récupéré une voiture avec chauffeur et avons pris la route vers le Sud, en direction de la ville d'Awasa.

Elle se trouve à 275 km de la capitale, soit environ 5h30 de route.


Awasaአዋሳ


Fondée vers 1959 par l'empereur Haïlé Sélassié, Awasa est située sur la rive est du lac Awasa, au cœur de la vallée du Grand Rift.

Elle fait partie de la Région des nations, nationalités et peuples du Sud et constitue la plus grande ville de la woreda d'Awasa.


Nous avons séjourné une nuit au Haile Resort Hawassa Hotel


Situé au bord du lac, cet établissement se niche dans un écrin de verdure, loin du tumulte de la ville.

Les chambres sont spacieuses, propres et confortables, équipées d'une excellente literie.

Le personnel est très prévenant, tout en sachant se montrer discret au besoin.

Au restaurant, le buffet est varié et d'une qualité remarquable.

Un vrai bonheur !


Le matin, nous sommes allés voir le marché aux poissons qui se situe sur les rives du lac Awasa. Très animé et atypique, ce marché se tient tous les jours de la semaine. De nombreux pêcheurs y négocient leurs prises du jour directement sur place, devant leurs embarcations.

Le matin, nous sommes allés voir le marché aux poissons qui se situe sur les rives du lac Awasa. Très animé et atypique, ce marché se tient tous les jours de la semaine. De nombreux pêcheurs négocient leurs prises du jour sur place devant leurs embarcations.
Le matin, nous sommes allés voir le marché aux poissons qui se situe sur les rives du lac Awasa. Très animé et atypique, ce marché se tient tous les jours de la semaine. De nombreux pêcheurs négocient leurs prises du jour sur place devant leurs embarcations.
Le matin, nous sommes allés voir le marché aux poissons qui se situe sur les rives du lac Awasa. Très animé et atypique, ce marché se tient tous les jours de la semaine. De nombreux pêcheurs négocient leurs prises du jour sur place devant leurs embarcations.

Les oiseaux sont de la fête !

Marabouts et pélicans rôdent dans les parages pour attraper au vol les poissons abîmés que leur lancent les pêcheurs en nettoyant leurs filets. Si vous avez une petite faim, des poissons bouillis sont proposés, notamment des tilapias et des poissons-chats. Il suffit d'en choisir un et de s'asseoir sur des petits poufs en bois décorés. Nous y avons passé un excellent moment.

Les oiseaux sont de la fête ! De nombreux marabouts et de pélicans traînent dans les parages pour attraper au vol les poissons abîmés que leur lancent les pêcheurs en nettoyant leurs filets.
Les oiseaux sont de la fête ! De nombreux marabouts et de pélicans traînent dans les parages pour attraper au vol les poissons abîmés que leur lancent les pêcheurs en nettoyant leurs filets.
Si vous avez une petite faim, des poissons bouillit sont proposés comme des tilapias et des poissons-chats.

Après nous être imprégnés de la belle ambiance de ce marché, nous avons pris la route en direction de la réserve sauvage de Senkelle.


La Réserve sauvage de Senkelle


Ce sanctuaire est une zone protégée de la région d'Oromia, dédiée en particulier à la protection du bubale de Swayne, une espèce d'antilope endémique. Couvrant 58 km², la réserve se trouve au nord-ouest du lac Awasa.


Cette toute petite réserve a été créée uniquement pour préserver cette antilope menacée d'extinction. Malheureusement, en raison du braconnage, sur les 3 000 bêtes qui vivaient autrefois dans la région, il n'en reste aujourd'hui que quelques centaines

L'avantage de cette réserve est justement sa taille réduite et son terrain très dégagé, ce qui en fait le seul endroit d'Éthiopie où l'observation du bubale de Swayne est presque garantie.

Ce sanctuaire est une zone protégée de la région d'Oromia, dédiée en particulier à la protection du bubale de Swayne. Couvrant 58 kilomètres carrés, la réserve est située au Nord-Ouest du lac Awasa.  Cette minuscule réserve a été créé uniquement pour protéger une espèce d'antilope endémique à la région menacée d'extinction.
Ce sanctuaire est une zone protégée de la région d'Oromia, dédiée en particulier à la protection du bubale de Swayne. Couvrant 58 kilomètres carrés, la réserve est située au Nord-Ouest du lac Awasa.  Cette minuscule réserve a été créé uniquement pour protéger une espèce d'antilope endémique à la région menacée d'extinction.
Ce sanctuaire est une zone protégée de la région d'Oromia, dédiée en particulier à la protection du bubale de Swayne. Couvrant 58 kilomètres carrés, la réserve est située au Nord-Ouest du lac Awasa.  Cette minuscule réserve a été créé uniquement pour protéger une espèce d'antilope endémique à la région menacée d'extinction.

Après cette petite virée dans la réserve, nous avons repris la route, direction Arba Minch, plus au sud. Nous avions au moins 5h de trajet pour parcourir les 280 km.


En chemin, nous avons eu la chance de nous arrêter pour admirer les huttes traditionnelles du peuple Alaba.

Rondes, coiffées de toits de chaume, ces habitations sont très bien conçues et entièrement écologiques. L'herbe coupée à la fin de la saison des pluies sert de chaume. Les murs, eux, varient selon les familles :

    — des bâtons entrelacés de paille,

    — de larges planches serrées les unes contre les autres,

    — ou encore des parois en boue, parfois joliment décorées chez les plus aisés.

Sur le trajet, nous avons eu le plaisir de nous arrêter pour admirer les huttes traditionnelles du peuple Alaba. Traditionnelles et rondes au toit de chaume, ces huttes sont très bien faites et totalement écologiques.
Sur le trajet, nous avons eu le plaisir de nous arrêter pour admirer les huttes traditionnelles du peuple Alaba. Traditionnelles et rondes au toit de chaume, ces huttes sont très bien faites et totalement écologiques.
Sur le trajet, nous avons eu le plaisir de nous arrêter pour admirer les huttes traditionnelles du peuple Alaba. Traditionnelles et rondes au toit de chaume, ces huttes sont très bien faites et totalement écologiques.

Arba Minchአርባ ምንጭQuarante sources


Située à l'Ouest de la vallée du Grand Rift, Arba Minch doit son nom aux nombreuses sources et cours d'eau souterrains qui s'écoulent sous les forêts environnantes. À l'Est se trouve l'entrée du parc national de Nech Sar, qui s'étend sur l'isthme reliant le lac Abaya au nord et le lac Chamo au sud.


Chaque année, la ville accueille le Festival des 1 000 Stars (Shi Kokeboch), un grand concert organisé par l'association britannique One Heart et une association locale d'art et de musique. Cet événement vise à aider les populations de la région grâce à la culture et à la création musicale.


Nous avons passé la nuit au Paradise Lodge.

La vue depuis le hall et le restaurant, plongeant sur la vallée du Grand Rift, est véritablement spectaculaire.

Au cœur d'une oasis de verdure, les chambres en forme de bungalows sont agréables, surtout 

si vous avez la chance d'en obtenir une avec vue.

Le restaurant propose le soir un buffet sans prétention, mais le petit déjeuner est, lui, copieux.

Le personnel est agréable, souriant et très serviable.

La vue depuis le hall et le restaurant, de la vallée du Rift, est  vraiment spectaculaire. Dans une vraie oasis de verdure, les chambres en forme de bungalows sont sympas surtout si vous avez la chance d'en avoir une avec vue.  Le restaurant propose, le soir, un buffet sans prétention mais le petit déjeuner du matin est copieux. Le personnel est agréable et très serviable.
La vue depuis le hall et le restaurant, de la vallée du Rift, est  vraiment spectaculaire. Dans une vraie oasis de verdure, les chambres en forme de bungalows sont sympas surtout si vous avez la chance d'en avoir une avec vue.  Le restaurant propose, le soir, un buffet sans prétention mais le petit déjeuner du matin est copieux. Le personnel est agréable et très serviable.

Après avoir quitté l'hôtel, nous avons pris la direction du lac Chamo. Une petite croisière nous était proposée pour découvrir une partie du parc national de Nech Sar.

Créé en 1974, le parc s'étend sur 514 km² sur laquelle se trouve le “pont de Dieu“, un isthme entre le lac Abaya et le lac Chamo. Il se situe à environ une altitude de 1 400 m.
Créé en 1974, le parc s'étend sur 514 km² sur laquelle se trouve le “pont de Dieu“, un isthme entre le lac Abaya et le lac Chamo. Il se situe à environ une altitude de 1 400 m.
Créé en 1974, le parc s'étend sur 514 km² sur laquelle se trouve le “pont de Dieu“, un isthme entre le lac Abaya et le lac Chamo. Il se situe à environ une altitude de 1 400 m.

Parc national de Nech Sar


Créé en 1974, le parc couvre 514 km², dont la zone du fameux “Pont de Dieu”, un isthme spectaculaire situé entre le lac Abaya et le lac Chamo, à environ 1 400 m d'altitude.


Nech Sar est un important refuge pour les oiseaux migrateurs, qui y trouvent un lieu de halte privilégié.

Le parc abrite également une grande diversité de mammifères et, sur la rive nord-ouest du lac Chamo, un marché aux crocodiles, où ces reptiles sont exploités pour leur peau.


Les lacs Abaya et Chamo regorgent de poissons — notamment la perche du Nil — qui constituent la base de la 

pêche locale.

Le parc national de Nech Sar est considéré comme un important refuge pour les oiseaux, notamment ceux qui migrent et trouve dans le parc un lieu de passage. Le parc abrite aussi une grande variété d'animaux sauvages et une partie de la rive Nord-Ouest du lac Chamo accueille un marché au crocodile qui sont exploités pour leur peau.
Le parc national de Nech Sar est considéré comme un important refuge pour les oiseaux, notamment ceux qui migrent et trouve dans le parc un lieu de passage. Le parc abrite aussi une grande variété d'animaux sauvages et une partie de la rive Nord-Ouest du lac Chamo accueille un marché au crocodile qui sont exploités pour leur peau.
Le parc national de Nech Sar est considéré comme un important refuge pour les oiseaux, notamment ceux qui migrent et trouve dans le parc un lieu de passage. Le parc abrite aussi une grande variété d'animaux sauvages et une partie de la rive Nord-Ouest du lac Chamo accueille un marché au crocodile qui sont exploités pour leur peau.

Nous avons embarqué sur une grosse barque en bois et avons tranquillement navigué à la rencontre des crocodiles qui peuplent ce magnifique lac. La balade en bateau, au cœur d'un espace naturel d'une grande beauté, foisonnant de vie animale et d'activité humaine, fut un vrai régal.

Un moment magique et incontournable !


Le Peuple Dorzé


Dans l'après-midi, nous avons pris la route vers un village ethnique pour partir à la rencontre du peuple Dorzé. Leurs habitations, appelées toukoul, sont de superbes huttes, généralement construites en torchis, bambou et chaume, 

avec un toit ogival caractéristique pouvant atteindre 10 mètres de haut.

La charpente de bambou, recouverte de feuilles d'ensète (le faux bananier), forme un dôme allongé muni d'une protubérance qui fait office de porche d’entrée.


À l'intérieur, la grande salle sombre est en terre battue. Quelques cloisons en bambou, noircies par la fumée, délimitent les espaces de vie. De nombreux ustensiles et calebasses sont suspendus aux parois. On y trouve également des meules servant à écraser le kocho, un pain en forme de galette préparé à partir de l’ensète. Au centre de la hutte, un petit foyer où les femmes cuisinent fait crépiter un chaudron léché par les flammes.

Les Dorzés vivent ici en famille, souvent avec leurs animaux, qui occupent une partie de la maison.

Leurs habitations appelées toukoul, sont de superbes huttes, le plus souvent faites de torchis et de chaume, et dotées de toits caractéristiques, ogivale, qui peuvent atteindre 10 m de haut. La charpente de bambou, tapissée de feuilles de faux bananier, forme un dôme allongé avec une protubérance constituant le porche d’entrée.
Leurs habitations appelées toukoul, sont de superbes huttes, le plus souvent faites de torchis et de chaume, et dotées de toits caractéristiques, ogivale, qui peuvent atteindre 10 m de haut. La charpente de bambou, tapissée de feuilles de faux bananier, forme un dôme allongé avec une protubérance constituant le porche d’entrée.
Leurs habitations appelées toukoul, sont de superbes huttes, le plus souvent faites de torchis et de chaume, et dotées de toits caractéristiques, ogivale, qui peuvent atteindre 10 m de haut. La charpente de bambou, tapissée de feuilles de faux bananier, forme un dôme allongé avec une protubérance constituant le porche d’entrée.

L'ingéniosité de ce peuple transparaît aussi dans la longévité de leurs habitations. Lorsque la base d'une hutte est endommagée par l'humidité ou les termites, les habitants se réunissent pour découper la partie détériorée et déplacer la structure intacte vers un nouvel emplacement, à l'aide de perches de bambou. Une maison peut durer environ 40 ans, et sa construction, toujours communautaire, demande une quinzaine de jours.


Les Dorzés sont également réputés pour leur art du tissage, en particulier pour leurs châles en coton blanc aux bordures brodées, réalisés exclusivement par les hommes. Leur culture est également riche de polyphonies vocales impressionnantes.

Ils parlent le dorzé, une langue omotique comptant environ 30 000 locuteurs.


Nous avons passé la nuit à l’Eco Omo Lodge

Ce petit lodge sans fioritures, composé d'une vingtaine de tentes installées sous un toit de chaume et construites sur un plancher sur pilotis, reste le meilleur hébergement de la région de Jinka.

Il possède un grand restaurant, simple mais très bon, et le personnel est particulièrement sympathique.

Ce petit Lodge sans fioritures avec ses 20 tentes sous toit  de chaume et surmontées d'un planché sur pilotis, offre le meilleur hébergement dans la région de Jinka. Il y a un grand et très bon restaurant et le personnel est sympathique. La propriété est sur la rive de la rivière Neri , idéal pour la rencontre avec diverses tribus, notamment les Mursis.


La propriété est située au bord de la rivière Neri, un emplacement idéal pour partir à la rencontre de plusieurs tribus, notamment les Mursi. Des promenades dans la nature et même des excursions à cheval peuvent être organisées à l'avance.


Le lendemain, nous sommes partis rendre visite à la tribu des Konsos.


Le Peuple Konso


Dans la vallée du Rift, à environ 50 km du lac Chamo, les villages Konso se nichent entre 1 500 et 2 000 mètres d'altitude, au cœur d'un écrin de nature. Après avoir traversé les plaines arides de l’Omo, le changement est saisissant. Les habitants ont réussi à dompter les collines et à s'adapter à l'aridité de la région. Ils ont créé ici un cadre de vie paisible, en parfaite harmonie avec la nature.


Ce peuple est notamment connu pour ses impressionnantes constructions en terrasses. Véritable héritage patrimonial, cet aménagement colossal permet de minimiser l'érosion et de faciliter la collecte de l'eau de pluie. Les villages sont entourés d'un rempart de basalte et de terre séchée, pouvant dépasser trois mètres de hauteur, un système ingénieux qui servait aussi à protéger des attaques d'animaux.

Dans la vallée du rift, à environ 50 km du lac Chamo, les villages Konso se nichent entre 1 500 et 2 000 m d'altitude dans un écrin de nature. Après avoir traversé les plaines arides de l'Omo le changement est surprenant.
Dans la vallée du rift, à environ 50 km du lac Chamo, les villages Konso se nichent entre 1 500 et 2 000 m d'altitude dans un écrin de nature. Après avoir traversé les plaines arides de l'Omo le changement est surprenant.
Dans la vallée du rift, à environ 50 km du lac Chamo, les villages Konso se nichent entre 1 500 et 2 000 m d'altitude dans un écrin de nature. Après avoir traversé les plaines arides de l'Omo le changement est surprenant.

Une fois la fortification franchie, on découvre de petits chemins de terre, étroits, bordés de murs de pierres et serpentant entre les habitations, formant un véritable labyrinthe.

Malheureusement pour nous, il avait plu toute la nuit… et nous avons traversé le village en pataugeant dans une gadoue incroyablement glissante. Après avoir failli nous retrouver plusieurs fois étalés dans la boue, nous avons dû faire demi-tour et n'avons pas pu terminer notre visite. Du coup, nous n'avons ni rencontré le roi ni échangé avec les habitants de ce beau village. Vraiment dommage !


L'après-midi, nous avons repris la route en direction du parc national de Mago, pour rencontrer la tribu des Mursi, dont les femmes sont célèbres pour leurs fameux plateaux labiaux.


Le Peuple Mursi


Les Mursis sont une ethnie semi-nomade vivant à la périphérie ouest du parc national de Mago, le long de la rivière Omo qu'ils partagent avec d'autres tribus. Les conflits sont fréquents avec leurs voisins — notamment les Hamers et les Bodis — principalement en raison de vols de bétail ou d'enlèvements de femmes.

Ce peuple, d'environ 34 000 individus, se déplace au gré des pâturages et des points d'eau pour leur bétail. Leurs hameaux, composés d'une vingtaine de huttes basses (moins de 1,20 m de hauteur), sont construits en branchages d'acacia et en chaume. Ils changent souvent d'emplacement pour éviter les attaques de mouches tsé-tsé ou de tiques. Dans ces abris rudimentaires, serrés les uns contre les autres, les Mursis dorment sur une simple peau de vache étendue à même le sol.


Parmi toutes les ethnies africaines répertoriées, les Mursis — tout comme les Surmas — comptent parmi les rares peuples où les femmes portent encore des ornements labiaux et auriculaires en forme de disques.

Avant l'âge de dix ans, une jeune fille subit l'extraction de ses incisives inférieures, puis sa lèvre est percée. On y insère d'abord une cheville de bois, remplacée progressivement par des cylindres de plus en plus grands, jusquu'à pouvoir porter un disque dd'argile gravé.

Plus le plateau est grand, plus la femme est considérée comme belle.


Une légende raconte qu'à l'origine, ces plateaux auraient servi à enlaidir les femmes afin de dissuader les pillards de les enlever. Aujourd'hui, ils sont devenus un symbole de beauté, de prestige… et d'identité culturelle.


Leur apparence est fascinante :



Les Mursis sont réputés pour être farouches et fiers. Les guerriers portent souvent des kalachnikovs, héritage des périodes troublées de la vallée de l'Omo, et posent volontiers pour les visiteurs. Pour les photographes, la scène est saisissante.


Comme beaucoup de tribus d'Éthiopie, les Mursis parlent une langue nilotique, le mursi. Pour communiquer, un interprète est indispensable — notamment pour négocier le droit de photographier, étape incontournable.

Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie
Le peuple Mursi en Éthyopie

Le casse-tête des photos


J'ai dû discuter longuement avec le chef du village pour obtenir l'autorisation de photographier sa communauté. Le prix n'était pas le problème — seulement 5 birrs (0,10 €) par photo — mais leur manière de compter : 😳

•  1 personne = 5 birrs

•  2 personnes = 10 birrs

•  3 personnes = 15 birrs…

•  Un bébé compte pour un adulte

•  Et ils ajoutent le chien, la vache ou le mouton s'ils apparaissent dans le cadre !


Si vous photographiez la même personne plusieurs fois, il faut payer autant de fois. Et attention : ils comptent le nombre de clics de votre appareil !


Les photos de groupes, de huttes ou du village donnent lieu à de longues négociations, souvent tendues. Pour éviter tout conflit, le mieux est de faire comme moi : négocier un prix global.

Le chef me proposa 1 000 birrs. Je lui en offris 500 (environ 10 €), ce qui me donnait droit à 100 photos en toute liberté.


Un vrai choc des cultures.


Entre fascination et malaise


Nous avions l'impression d'avoir remonté le temps et, tels les premiers explorateurs, de découvrir des peuples vivant selon des traditions immuables. Certains diront que cette rencontre touristique relève du voyeurisme — et ils n'ont pas tort. Jadis, les Mursis croyaient que chaque photo leur volait une part de leur âme. Aujourd'hui, ils posent contre rémunération, transformant la rencontre en une sorte de “safari humain”.


Nous étions partagés entre malaise et fascination. Car une fois sur place, face à leur prestance, leur fierté, et la puissance esthétique de leurs parures, il est difficile de ne pas vouloir immortaliser ces instants.

Mais on réalise aussi que notre présence et nos appareils photo bouleversent inévitablement leurs traditions… 

Mea culpa.


Après plus d'une heure passée avec eux, nous avons repris la route vers Omorate, afin de rencontrer le peuple Dassanech. Pour cela, il nous fallait traverser la rivière Omo… en pirogue.

Après avoir passé plus d'une heure en leur compagnie, nous avons repris notre 4x4 en direction de Omorate pour faire la rencontre du peuple Dassanech. Pour les rencontrer, nous avons dû traverser la rivière Omo dans une pirogue.
Après avoir passé plus d'une heure en leur compagnie, nous avons repris notre 4x4 en direction de Omorate pour faire la rencontre du peuple Dassanech. Pour les rencontrer, nous avons dû traverser la rivière Omo dans une pirogue.

Le Peuple Dassanech


Les Dassanech vivent sur les deux rives de l'Omo et sont un peuple essentiellement agro-pastoral. Ils cultivent le sorgho, le maïs, les citrouilles et les haricots lorsque la rivière Omo déborde et fertilise les terres. Leur survie dépend également de leurs chèvres et de leurs bovins : ils consomment le lait toute l'année, et abattent de temps en temps 

des bêtes durant la saison sèche pour la viande et les peaux.


Ils sont environ 24 000 individus, répartis dans une région rendue fertile par les crues du delta de l'Omo et l'influence du lac Turkana. Leur société est patriarcale, dirigée par un conseil d'anciens appelé les Aras, qui signifie « l'autorité ». Ce conseil régit les règles, la justice et les relations entre les différents clans du groupe.


C'est un peuple magnifique : traits fins, silhouettes élancées et un sourire permanent, signe de bienvenue pour les visiteurs.

Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie
Le peuple Dassanech en Éthyopie

Les femmes ont généralement la poitrine dénudée et portent autour de la taille un tissu coloré qu'elles nouent avec élégance. Certaines arborent de petites perforations sous la lèvre inférieure, ornées de plumes. Leurs coiffures, tressées puis recouvertes d'un mélange de terre, donnent une allure très distinctive et traditionnelle.


Leur parure est remarquable :


•  colliers de perles industrielles, aux couleurs vives (jaune, orange, bleu, rouge) ;

•  bandeaux de perles parfois décorés de plumes de tailles variées, portés aussi bien par les hommes que par les 

   femmes ;

•  bracelets et chevillères assortis, également en perles.


Cette esthétique colorée, associée à leur hospitalité naturelle, rend la rencontre avec les Dassanech extrêmement chaleureuse et photogénique.


En fin de journée, nous avons rejoint notre lodge. Nous avons passé la nuit au Buska Lodge, près de Turmi.

Ce lodge, situé dans un endroit isolé et paisible à quelques kilomètres du village, est bien aménagé et entouré d'un jardin magnifique. L'accueil est chaleureux et les chambres, assez grandes, offrent l'essentiel : une literie correcte, un 

ventilateur au plafond et une petite salle de bain.

L'électricité n'est disponible que le matin et le soir grâce à un générateur, et la connexion internet — uniquement au restaurant — est très lente.

Le dîner et le petit déjeuner, servis sous forme de buffet, étaient excellents : produits frais (souvent issus du jardin), bonne cuisine et service rapide.

Ce Lodge se situe dans un endroit isolé et tranquille à quelques kilomètres de Turmi, bien aménagé  et entretenu au milieu d'un jardin magnifique. L'accueil est sympa et les chambres sont assez grandes  avec l'essentiel ; literie convenable, ventilateur au plafond et petite salle de bain. Electricité seulement le matin et le soir (générateur), internet très lent au restaurant.  Très bons diner et petit déjeuner (buffet), avec produits de qualité (légumes du jardin) et un service  rapide.


Le lendemain, après un bon petit déjeuner, nous sommes partis découvrir le marché hebdomadaire de Turmi et rencontrer la tribu des Hamers.


Le Peuple Hamer


Le lundi, c'est le jour du marché à Turmi, un grand rassemblement pour de nombreux Hamers. Ce peuple de pasteurs semi-nomades vit dans l'une des régions les plus arides de la savane méridionale du Sud-Ouest, entre les terres fertiles de l'Est et les rives de l'Omo.

Ils se déplacent toujours en groupe avec leurs troupeaux de bovins, suivant un itinéraire précis qui, selon la tradition, fut tracé par leurs ancêtres « au premier matin du monde ».

De jeunes hommes armés assurent la sécurité du groupe. Durant leurs longues étapes, ils cultivent le sorgho et, une fois les ressources en eau épuisées, ils abandonnent leurs champs pour partir en quête d'une nouvelle zone fertile.

Lundi, c’est le jour du marché à Turmi et le rassemblement de nombreux Hamers. Ce sont des pasteurs semi-nomades et ils vivent dans l’une des régions les plus arides de la savane méridionale du Sud-Ouest, entre les terres fertiles de l’Est et les rives de l’Omo.
Lundi, c’est le jour du marché à Turmi et le rassemblement de nombreux Hamers. Ce sont des pasteurs semi-nomades et ils vivent dans l’une des régions les plus arides de la savane méridionale du Sud-Ouest, entre les terres fertiles de l’Est et les rives de l’Omo.
Lundi, c’est le jour du marché à Turmi et le rassemblement de nombreux Hamers. Ce sont des pasteurs semi-nomades et ils vivent dans l’une des régions les plus arides de la savane méridionale du Sud-Ouest, entre les terres fertiles de l’Est et les rives de l’Omo.
Lundi, c’est le jour du marché à Turmi et le rassemblement de nombreux Hamers. Ce sont des pasteurs semi-nomades et ils vivent dans l’une des régions les plus arides de la savane méridionale du Sud-Ouest, entre les terres fertiles de l’Est et les rives de l’Omo.

Le marché bat son plein l'après-midi ; malheureusement, nous sommes arrivés un peu trop tôt et l'effervescence habituelle n'avait pas encore commencé. Seuls quelques Hamers étaient déjà présents et commençaient à s'installer pour vendre leurs modestes produits.


Cette ethnie est particulièrement remarquable pour l'apparence des femmes, dont les cheveux sont torsadés en fines tresses enduites d'un mélange de beurre et de terre rouge. Elles portent des peaux de chèvre ornées de coquillages multicolores, constituant une tenue à la fois traditionnelle et très esthétique.


Après ce bref arrêt, nous avons repris la route en direction d'Addis-Abeba, avec une halte pour la soirée et la nuit au Paradise Lodge d'Arba Minch.


Le lendemain, nous avons pris la route vers la capitale pour notre dernière journée en Éthiopie, avant de prendre l'avion en fin de soirée pour la France.

Le lendemain, route vers la capitale pour notre dernière journée avant de prendre l'avion en fin de soirée pour la France.
Le lendemain, route vers la capitale pour notre dernière journée avant de prendre l'avion en fin de soirée pour la France.
Le lendemain, route vers la capitale pour notre dernière journée avant de prendre l'avion en fin de soirée pour la France.

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Mon seul regret...


Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps d'aller visiter les volcans, Erta Ale, célèbre pour son lac de lave permanent — l'un des rares au monde — ni le fabuleux volcan Dallol, véritable cathédrale minérale aux couleurs irréelles de jaune, d'ocre et de vert fluorescent, nichée au cœur du désert du Danakil, l'un des endroits les plus chauds et les plus inhospitaliers de la planète.


Conseils : Rejoindre le Dallol ou Erta Ale nécessite obligatoirement de passer par une agence locale. Ces lieux, aussi fascinants que dangereux, sont totalement inaccessibles par ses propres moyens :

    — il n'existe aucun transport public,

    — les pistes sont extrêmement difficiles et parfois inexistantes,

    — et surtout, l'accès à ces zones requiert un accompagnement officiel en raison de la proximité de l'Érythrée et des tensions parfois persistantes dans la région.


Les excursions se font en convoi, escortées par un guide local et un garde armé, responsables de la sécurité du groupe et de l'assistance en cas de problème. Le Danakil est un désert extrême, où les températures peuvent dépasser les 50°C., et où le sol instable est marqué par l'activité volcanique constante. Cette hostilité naturelle fait aussi la beauté brute du lieu : paysages lunaires, sources acides bouillonnantes, concrétions irréelles, vasques de soufre étincelantes… un spectacle presque extraterrestre.


Ce sera, je l'espère, pour une prochaine fois. L'appel du Danakil, de ses volcans en fusion et de ses paysages surnaturels est trop puissant pour que je renonce à l'idée d'y mettre un jour les pieds. Un rêve encore en suspens… mais certainement pas oublié.

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Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps d'aller visiter les volcans, Erta Ale, célèbre pour son lac de lave permanent — l'un des rares au monde — ni le fabuleux volcan Dallol, véritable cathédrale minérale aux couleurs irréelles de jaune, d'ocre et de vert fluorescent, nichée au cœur du désert du Danakil, l'un des endroits les plus chauds et les plus inhospitaliers de la planète.

Destination coup de cœur

Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps d'aller visiter les volcans, Erta Ale, célèbre pour son lac de lave permanent — l'un des rares au monde — ni le fabuleux volcan Dallol, véritable cathédrale minérale aux couleurs irréelles de jaune, d'ocre et de vert fluorescent, nichée au cœur du désert du Danakil, l'un des endroits les plus chauds et les plus inhospitaliers de la planète.

Conclusion


Cette destination ne vous laissera pas de marbre. Longtemps oubliée et rendue inaccessible en raison des famines et des conflits, l'Éthiopie demeure aujourd'hui l'un des pays les plus authentiques d'Afrique, ayant su préserver ses traditions les plus anciennes. Elle s'est ouverte peu à peu au tourisme, tout en restant encore préservée du tourisme 

de masse… mais pour combien de temps encore ?


L'Éthiopie, ce sont aussi des paysages naturels à couper le souffle, des rencontres inoubliables qui bouleversent votre perception du temps, des choses et de ce qui, habituellement, domine votre quotidien. C'est la découverte d'un passé exceptionnel, d'une culture intacte et fascinante.


Au final, ce voyage est la promesse d'un souvenir sauvage, d'une aventure humaine intense et d'une expérience profondément marquante.


Alors n'attendez plus l'Éthiopie, c'est maintenant !


Quant à moi…

J'y retournerai peut-être un jour, pour aller voir de mes propres yeux les volcans Erta Ale et Dallol, ces merveilles brûlantes et irréelles du désert du Danakil, qui continuent de m'appeler comme un rêve encore inachevé.

Cette destination ne vous laissera pas de marbre. À cause de la famine et des guerres, elle a longtemps été oublié et inaccessible. C'est un des pays les plus authentiques d’Afrique qui a su garder ses plus anciennes traditions. Elle s’est ouverte petit à petit au tourisme mais reste encore protégé du tourisme de masse. Pour combien de temps encore ?
Cette destination ne vous laissera pas de marbre. À cause de la famine et des guerres, elle a longtemps été oublié et inaccessible. C'est un des pays les plus authentiques d’Afrique qui a su garder ses plus anciennes traditions. Elle s’est ouverte petit à petit au tourisme mais reste encore protégé du tourisme de masse. Pour combien de temps encore ?
Cette destination ne vous laissera pas de marbre. À cause de la famine et des guerres, elle a longtemps été oublié et inaccessible. C'est un des pays les plus authentiques d’Afrique qui a su garder ses plus anciennes traditions. Elle s’est ouverte petit à petit au tourisme mais reste encore protégé du tourisme de masse. Pour combien de temps encore ?
Cette destination ne vous laissera pas de marbre. À cause de la famine et des guerres, elle a longtemps été oublié et inaccessible. C'est un des pays les plus authentiques d’Afrique qui a su garder ses plus anciennes traditions. Elle s’est ouverte petit à petit au tourisme mais reste encore protégé du tourisme de masse. Pour combien de temps encore ?
Cette destination ne vous laissera pas de marbre. À cause de la famine et des guerres, elle a longtemps été oublié et inaccessible. C'est un des pays les plus authentiques d’Afrique qui a su garder ses plus anciennes traditions. Elle s’est ouverte petit à petit au tourisme mais reste encore protégé du tourisme de masse. Pour combien de temps encore ?

Carte de notre périple

© Textes et photographies : Stéphane Campagne/All rights reserved. 

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